 |
| Connaissons nos rues |
 |
| L'histoire et l'origine de Mandelieu-La Napoule. |
 |
Les habitants de Mandelieu-La Napoule ne sont pas originaires de notre ville dans leur immense majorité, son histoire leur est donc mal connue.
Elle est pourtant très intéressante, riche et ancienne.
Un nouveau maire pourrait favoriser la création et l'essor d'une Académie locale.
Cette société savante - suivant l'expression consacrée - pourrait regrouper tous ceux qui déjà s'intéressent à l'histoire de notre ville et tous les nouveaux venus spécialistes ou amateurs d'Histoire.
Les uns et les autres pourraient employer leurs talents, leurs connaissances et leur temps libre à approfondir ce que fut le passé de Mandelieu-La Napoule.
A la commune ensuite d'aider à faire des publications périodiques, à organiser des expositions, à fournir un site internet de façon que tous puissent profiter de ce que ces chercheurs auront découvert ou mis en forme.
En attendant ces jours heureux voici, modeste pierre à cette future histoire, l'étymologie de quelques noms et de quelques lieux de notre ville.
Nous avons puisé une bonne part de nos informations dans le remarquable livre de Mme Emmanuelle de Marande : « Mandelieu-La Napoule, jadis, naguère et aujourd'hui » publié en 1988 dans la collection Les Régionales aux éditions Serre.
Qu'elle soit remerciée pour cette publication et une nouvelle fois félicitée pour son érudition.
Bonne lecture. Bernard DAVID
Chemin Denis Bodden
Un modeste chemin dans les collines de Capitou pour un homme à qui nous devons tant.
Président de la Chambre de commerce française à Bruxelles, il choisit de venir vivre à Mandelieu-La Napoule.
Très vite il crée le syndicat d'initiative. Il veut à la fois distraire les habitants et amener des touristes. C'est donc tout naturellement qu'il s'intéresse à la fête du mimosa.
La première édition avait eu lieu peu auparavant en 1928, uniquement au quartier de la Théoulière, en septembre. Date curieuse même si le motteana, variété créée par le boccacien Gilbert Nabonnand, fleurissait déjà et si le floribonda l'accompagnait.
Il est vrai que cette fête n'avait aucun corso. C'était plutôt une fête religieuse d'action de grâces pour tout ce que le mimosa apportait à la commune.
Denis Bodden préfère l'hiver quand le mimosa est en fleur.
La première fête du mimosa placée sous son égide a lieu le 11 février 1931.
Elle se déroule tant à Capitou qu'aux Termes et à l'hippodrome pour se terminer à La Napoule où elle a commencé le matin par une messe au château tout juste reconstruit par Henry et Mary Clews.
De nos jours cette fête continue. Même si elle s'essouffle depuis quelques années, elle continue à contribuer au renom et à l'animation de la ville.
Qui se souvient encore du nom de son vrai créateur ? Plus grand monde. C'est pourquoi nous lui rendons cet hommage.
Rue de Boéri
Boéri semble être la déformation de Bruery. C'était le maire de Mandelieu sous la Restauration, juste après l'épopée napoléonienne.
Napoléon n'était pas très aimé dans notre région, c'est pourquoi après son exil à l'île d'Elbe, quand il débarque au golfe Juan, il choisit de passer par Cannes, Grasse, Digne et Sisteron afin d'éviter la Provence.
M. Bruery était bien sûr royaliste.
Rue Léo Brun
Né en 1881, mort en 1944, il était le fils de Louis Brun botaniste et horticulteur.
Le père avait créé le mimosa « bon accueil », le fils va suivre ses traces. Il se consacre à la multiplication, à la sélection et à la recherche de nouvelles variétés de mimosa.
La commune, pour qui le mimosa représente beaucoup, lui devait bien cette reconnaissance officielle.
Rue de Caylus
Monsieur de Caylus était duc.
A la fin du XIX ème siècle et au début du XXème, alors que les aristocrates fortunés choisissaient Cannes, lui préféra Mandelieu.
Il s'y fit construire une villa Bd Stanislas Borel.
Simple, d'abord facile, il s'intéressa beaucoup à la commune qui lui rendit son attachement en donnant son nom à une rue.
Avenue Henry Clews
Henry Clews, peintre, sculpteur et amoureux du moyen âge, était surtout le fils de son père, un riche banquier américain.
Il acheta le château de la Napoule en 1918. C'était une ruine. Il ne restait que deux tours de l'antique splendeur des seigneurs du lieu.
Avec un certain goût et beaucoup de courage, il en refit un château médiéval revu et corrigé par lui.
A son décès sa femme, Mary, continua son oeuvre.
Tout appartient aujourd'hui à une fondation américaine.
M. et Mme Clews en remerciement de tout ce qu'ils firent pour la commune, obtinrent l'insigne honneur et la très rare autorisation d'être inhumés dans le château.
Rue Laurent Gandolphe
Il fut maire de Mandelieu à partir de 1908.
Intelligent, excellent administrateur, sentant l'air du temps, il fit évoluer la commune.
Dès 1910 il inaugurait le tramway qui reliait Cannes à Mandelieu.
Pendant la grande guerre il sut faire face à toutes les difficultés nées du conflit.
Dès 1918 il relança l'activité horticole puis s'attacha à développer le tourisme.
En 1929 il inaugura la nouvelle mairie des termes (aujourd'hui police municipale) plus en rapport avec le nouveau standing de la commune.
Il fut maire jusque en 1939.
Rue Ludovic Guize
Il fut maire de Mandelieu, la Napoule et Théoule de 1881 à 1908.
A son actif : la création du bureau de poste aux Termes, d'une école à la Napoule et de notre gare.
Il aida, par son intelligence, le Touring club de France à créer la corniche d'or dans l'Estérel et d'une façon générale, grâce à sa fermeté, sa subtilité et sa patience, il sut faire entrer la commune dans l'ère moderne, celle de la prospérité.
Rue Marius Martin
Il a été un peu le Poulidor de la politique, mais quel Poulidor ! Encore plus aimé que notre Pou-Pou national.
Jamais maire, mais conseiller municipal puis adjoint pendant plus de 40 ans, Marius Martin, né en 1848 et mort en 1936, a aidé les maires Ludovic Guize et Laurent Gandolphe à monter et à défendre les projets qui ont fait la prospérité de la commune.
Il avait une très bonne instruction (c'était rare à l'époque) et de vraies connaissances horticoles. C'est lui qui le premier a compris l'importance que le mimosa pouvait avoir pour la commune.
Aimé de tous, très simple, il était surnommé « Martinet, le maire de Capitou ». C'est donc tout naturellement qu'une rue de son quartier porte son nom.
Rue Charles de Mouchy
Né en 1865, mort en 1928, Charles de Marande de Mouchy fut le protecteur des humbles et des malades.
Homme d'une grande distinction, sa simplicité naturelle attirait vers lui sympathie et amitié. A ses qualités de coeur, il joignait le charme d'une grande culture.
Le mot de la fin sera laissé à M. Michel Jacquin, premier adjoint de Mme Louise Moreau. Voici comment il le décrivait dans son discours, le 8 juillet 1973, lors de l'inauguration de la rue qui porte son nom :
« Son rayonnement a donné aux gens de Mandelieu, le respect du savoir, le fruit de son savoir, la connaissance de ce qu'ils sont et le goût d'être ce qu'ils peuvent être. »
Rue Léon Osella
Toujours par M. Michel Jacquin, premier adjoint de Mme Louise Moreau, voici le portrait de Léon Osella, extrait du discours prononcé lors de l'inauguration de la rue qui a été baptisée de son nom le 20 octobre 1972 :
« Homme engagé, responsable, tenace et fier, il fut le serviteur passionné de la civilisation de la terre... Rien ne lui était indifférent... Il a joué franc jeu avec les hommes comme il a joué franc jeu avec la terre. »
Avenue Janvier Passero
Pasero, avec un seul « s » et sans accent, mais prononcé avec l'accent espagnol.
Ce fut un héros de la Résistance. Il résidait à Mandelieu, Bd des chasses.
Il a été tué par les allemands, pendant une action, en 1944.
Boulevard Paulhan
M. Paulhan avait deux passions : l'horticulture et l'aviation.
Il fut l'un des premiers mimosistes de Mandelieu-La Napoule.
Avec Marius Martin et d'autres, il réussit à développer la culture de cette fleur et à en faire une activité lucrative.
Quant à l'aviation, il s'est illustré dans cette arme, nouvelle à l'époque, pendant la guerre de 14-18.
Boulevard Jean Saint Martin
Né en 1830, mort en 1926, c'était un écrivain et un poète provençal.
Né en Avignon, il a vécu toute l'aventure des félibres qui, au XIX ème siècle, ont redonné tout son lustre à la culture provençale.
Il avait été attiré à Mandelieu par le père de Charles de Mouchy.
Tous deux hommes de lettres de grande valeur, ils prenaient plaisir à d'interminables conversations aussi bien en langue provençale que française.
A sa mort M. de Mouchy donna le nom de son ami Jean Saint Martin à une rue qu'il créa pour la circonstance sur un de ses terrains.
Si Maillane a Frédéric Mistral, Mandelieu a Jean Saint Martin mais Maillane a su faire de son poète un très fort élément de son animation touristique. Pas Mandelieu. Dommage !
Carraire du santon
En fait carraïre dou santoun car il s'agit d'un nom provençal.
Ce chemin longeait le domaine de la Tour. C'était un de ceux qui sillonnaient l'antique village de Mandelieu.
En 1747, c'est la guerre. Le général Brown dévaste Cannes et Grasse mais épargne Mandelieu.
Cela valait bien une statue offerte à Saint Pons, protecteur des campagnes et Saint Patron de la ville.
Il faut croire que cette statue n'était pas bien grande pour qu'elle soit surnommée « santoun » c'est à dire santon.
On ne le saura sans doute jamais car elle a été détruite lors des transformations que fit jadis un des propriétaires du château de la tour.
Il n'y a plus de statue mais reste le nom et Saint Pons continue sans doute à protéger la ville. |
 |
| Posté le 23 juillet 2007 à 10h55 | Réagir [2] |
 |
| En savoir + |
 |
| Le dossier d'InfoPlus Mandelieu |
 |
| - Connaissons notre ville |
 |
 |
 |
| Connaissons notre ville |
 |
| L'histoire et l'origine de Mandelieu-La Napoule. |
 |
Les habitants de Mandelieu-La Napoule ne sont pas originaires de notre ville dans leur immense majorité, son histoire leur est donc mal connue.
Elle est pourtant très intéressante, riche et ancienne.
Un nouveau maire pourrait favoriser la création et l'essor d'une Académie locale.
Cette société savante - suivant l'expression consacrée - pourrait regrouper tous ceux qui déjà s'intéressent à l'histoire de notre ville et tous les nouveaux venus spécialistes ou amateurs d'Histoire.
Les uns et les autres pourraient employer leurs talents, leurs connaissances et leur temps libre à approfondir ce que fut le passé de Mandelieu-La Napoule.
A la commune ensuite d'aider à faire des publications périodiques, à organiser des expositions, à fournir un site internet de façon que tous puissent profiter de ce que ces chercheurs auront découvert ou mis en forme.
En attendant ces jours heureux voici, modeste pierre à cette future histoire, l'étymologie de quelques noms et de quelques lieux de notre ville.
Nous avons puisé une bonne part de nos informations dans le remarquable livre de Mme Emmanuelle de Marande : « Mandelieu-La Napoule, jadis, naguère et aujourd'hui » publié en 1988 dans la collection Les Régionales aux éditions Serre.
Qu'elle soit remerciée pour cette publication et une nouvelle fois félicitée pour son érudition.
Bonne lecture. Bernard DAVID
Mandelieu
Mand vient d'un mot celtique qui signifie « au bas de la colline ».
C'était donc le nom de notre ville, alors tout juste un hameau, avant toute conquête c'est à dire plusieurs siècles avant Jésus Christ.
Les grecs ont conquis un jour ce territoire et pour marquer leur empreinte ont ajouté à Mand le mot aïkos qui se traduit par « village ».
Nous sommes donc devenus Mandaïkos, le village au bas de la colline.
Puis ce fut la conquête de toute la Gaule, la défaite de Vercingétorix et l'annexion. Les romains ont gardé le préfixe Mand mais ont changé aïkos en locus.
Voilà comment nous sommes devenus Mandlocus puis, par euphonie, Mandolocus. Mandelieu en est la traduction exacte puisque justement locus signifie lieu.
Mais avant d'être ce qu'il est, notre nom a varié au fil des siècles.
Pour briller en société vous pourrez parler de Mandoloci, Mando vicus, Mandolocum, Mandalloc, Mantolvicus, Mandeluec, Mantovicus ou même Mande.
La Napoule
Ce lieu s'appelait jadis Epulia mais, les romains prononçant le u « ou » et les provençaux ayant ajouté pour que cela sonne mieux, un « n » devant, Epulia serait donc devenu Népoulia puis Napoule et La Napoule.
C'est joli mais c'est faux.
Napoule vient du grec Néa polis, nouvelle ville, celle qui a été construite autour de l'actuel château après la destruction par des armées d'invasion de l'ancienne ville.
La Napoule s'appelle ainsi, officiellement, depuis le 13 juillet 1387.
Capitou
Le nom de Capitou vient de chapitre, en provençal.
Voyons pourquoi ce quartier porte ce nom.
En août 1707 la France de Louis XIV est en guerre avec une bonne partie de l'Europe.
Parmi nos ennemis Victor-Amédée de Savoie.
Il décide de s'attaquer à Toulon et de passer par chez nous.
A l'aller il détruit La Napoule, au retour il détruit l'antique Mandelieu du quartier de la Tour et des Bons Pins.
Une fois parti, le chapitre de Grasse constate les dégâts. La chose est facile pour ces chanoines, seigneurs de Mandelieu : il ne reste plus une seule pierre l'une sur l'autre.
Plutôt que de reconstruire les ruines, le chapitre décide d'édifier un village neuf juste à côté.
Et, en toute simplicité, de lui donner son nom.
C'est donc Capitou.
Les termes
Termes bien sûr sans « h » car il n'y a jamais eu là la moindre station thermale romaine ou française.
Mais ce quartier s'appelle « termes » avec justesse car il recouvre les différents sens du terme.
En latin un terminus est une borne qui indique parfois le lieu d'un passage mais le plus souvent la fin d'une route.
Au Moyen âge, le terme indique le moment où l'on doit payer sa redevance à son seigneur. D'ailleurs il y a peu encore on disait payer son terme pour dire payer son loyer.
Or notre « termes » porte avec justesse son « s » car il y avait trois routes et trois redevances à payer à nos trois seigneurs : l'abbaye de Lérins et les évêchés de Grasse et de Fréjus.
Aujourd'hui nous habitons toujours aux termes mais nous ne payons plus qu'un seul impôt, au Trésor Public.
Minelle
Ce nom est le diminutif du mot « mine ».
Jadis il y avait de très nombreuses mines dans l'Estérel.
Avant de les creuser, on faisait une première mine - une minelle - à l'explosif.
Ces explosifs étaient justement entreposés à Minelle.
Et voilà comment ce lieu a pris ce nom.
Le mont San Peyre
San Peyre c'est tout simplement Saint Pierre.
Ce lieu de culte est très ancien. Dès le 5ème siècle avant Jésus Christ, il y avait là un temple consacré à Mercure.
Pour les romains il était le dieu du commerce, pour les gaulois il était le dieu des arts et de l'industrie.
Mais l'église catholique, apostolique et romaine ne voyait pas d'un très bon oeil ce culte rendu à un dieu païen. Elle transforma donc ce temple en chapelle.
Elle fut dédiée à un saint capable de concurrencer Mercure, le premier des apôtres, chef de l'église et premier pape : Saint Pierre.
Le nom fut peut-être donné en langage savant : Sanctus Petrus, mais c'est en langage populaire que tout le monde l'appela.
Et voilà comment ce mont a pris le nom de San Peyre.
Estérel
Ce nom est extrêmement ancien.
Il remonte au temps qui a précédé la conquête de la Gaule par les romains.
Vivait là le peuple celto-ligure.
Il avait baptisé « Sueltéri » la région qui s'étend d'Agay à l'Argens.
Au fil des ans, des conquêtes et des langues qui nous ont été imposées, Sueltéri s'est déformé en Estérel.

La figarette
C'est aujourd'hui un quartier de Théoule mais jadis Théoule et Mandelieu-La Napoule ne formaient qu'une seule et même commune.
Ce nom vient du bas latin figaretum.
Cela signifie plantation de figuiers.
Les figuiers étaient là avant l'arrivée des romains mais c'est la paix qui nous a été imposée après notre conquête par Jules César qui a permis le développement de l'agriculture.
Quelques figuiers épars ont donc laissé place à une exploitation agricole... et au nom d'un quartier.
Maure vieil
... ou Maure Vieille. Ce nom n'a rien à voir avec le souvenir d'un maure centenaire ou d'une sarrasine d'âge canonique.
Il s'agissait à l'époque simplement de nommer une forêt impénétrable composée de très vieux arbres.
Maure vient du provençal « mauro » qui signifie forêt et « vièlo » qui signifie vieille. Vièlo s'étant déformé dans le patois des habitants en « vièo » la forêt est donc devenue : mauro vièo.
Ce nom a été francisé au XIXème siècle et est devenu Maure Vieil.
Le Tremblant
Il y fait, paraît-il, moins chaud qu'ailleurs dans la commune.
Alors on y tremble de froid.
Ou alors on y tremble de peur parce que ce quartier était jadis à l'orée d'une forêt dense et remplie de méchants sarrasins ou d'affreux bandits.
La vérité est beaucoup plus simple.
Il y avait là beaucoup de trembles, une espèce dont la feuille tremble au moindre vent.
Son nom latin « tremulus » signifie d'ailleurs « tremblant ».
Ces arbres ne sont pas très bons pour le chauffage mais ils poussent facilement.
Et voilà comment le quartier des trembles, reprenant son étymologie primitive, est devenu le quartier du Tremblant.
Saint Jean
Ce quartier, aujourd'hui sans le Var, faisait jadis partie intégrante de notre commune.
Au milieu du Moyen âge, le château des seigneurs de Mandelieu n'était pas à La Napoule, là où il est aujourd'hui.
Il était entre Minelle et les termes.
Un de ces seigneurs, Foulque, fils de Guillaume de Saint Jean, décide de donner une partie de son domaine à l'Eglise.
Pour cela il choisit l'évêque Mainfroix à qui il l'offre en 1131.
Et voilà comment la terre de M. de Saint Jean est devenue le quartier Saint Jean.
Les bons pins
Sur la route de Pégomas, il y avait là de très vieux pins parasols.
Ils ne demandaient qu'à continuer à vivre longtemps lorsqu'en 1970 un incendie les a tous détruits.
Comme beaucoup de pins, ils avaient des « pommes ».
A l'intérieur se trouvaient les fruits, des pignons, friandise aimée des écureuils, des enfants... et de leurs parents.
Ce qui était bon en vérité ce n'était donc pas le pin mais le pignon de la pomme de pin.

Le gourgonier
... ou gourgonnier, l'orthographe varie.
Le nom de ce quartier au pied du vallon de Gavelier, vient du radical provençal « gourg » qui signifie amas d'eau ou flaque profonde.
Cela nous renvoie à l'époque où les terres basses de Mandelieu étaient marécageuses.
Les Gaveliers
Le nom de ce quartier vient du provençal « gavelié ».
Un gavelié est un tas de sarments destinés au bûcher.
Ce quartier était autrefois planté de vignes. Après leur taille, on faisait des fagots avec les sarments.
Et ces sarments partaient au four à pain.
Paraît-il que le vin des vignes et le pain issu de la combustion de ces sarments étaient excellents.
La Siagne
Le nom de cette rivière vient du provençal « sagno » qui signifie typha.
Les typhas sont des plantes qui poussent au bord de l'eau.
Il y en avait beaucoup tout le long de la Siagne.
Voilà comment un nom botanique est devenu un nom géographique.

Plaine de Laval
Rien à voir avec le chef-lieu de la Mayenne, ni avec François de Laval le premier évêque du Québec au XVIII ème siècle, ni avec Pierre Laval chef du gouvernement du maréchal Pétain, collaborateur en chef fusillé en 1945 après la Libération.
Laval vient de l'aval c'est à dire l'opposé de l'amont.
Par rapport à la Siagne, l'amont c'est bien au-delà de Pégomas et l'aval c'est Mandelieu.
L'aval qui est devenu Laval.
Pas estrecho
En français : passage étroit.
C'était le seul gué praticable entre Pégomas et l'embouchure de la Siagne.
Ce gué se trouvait au nord de Mandelieu, juste en dessous du domaine de la Tour.
La Tour
C'est là que se trouvait l'antique Mandelieu. Le village, mais aussi son église et son château.
Justement avant la reconstruction de ce château, dans les années 1930, il restait là une vieille tour.
Elle servait à désigner le lieu. La tour n'est plus. Le nom est resté.
La Sumerie
Ce nom vient du mot « Sumac ».
Un sumac est un arbrisseau de 2 à 3 mètres de haut. Il y en avait beaucoup sur la colline qui surplombe la Sumerie.
Ils fournissaient du vernis, des laques et surtout du tanin, cette substance qui rend les peaux imputrescibles.
Or, à Cannes et à Grasse, il y avait beaucoup de tanneurs.
Ils achetaient les feuilles de sumac, en extrayaient et préparaient ce qui les intéressait et ils en faisaient un cuir de réputation internationale.
Voilà comment le quartier où étaient produites, cueillies, stockées et vendues les feuilles de sumac est devenu la Sumerie.
La maïre
Rien à voir avec un premier magistrat mandolocien de sexe féminin comme Mme Louise Moreau par exemple.
La maïre vient du provençal. Et se prononce à la manière provençale.
C'était le nom donné à l'ancien lit de la Siagne et aux marécages avoisinants.
La Vernède
Ce nom donné à un quartier et à un torrent vient du provençal « verno » qui se traduit en français par aulne.
C'est un arbre qui peut monter jusqu'à 20 mètres de haut s'il pousse dans une terre qui lui convient et au bord de l'eau.
Vernède étant le diminutif de verno, on peut penser que les aulnes de la Vernède n'étaient pas bien hauts. Pourquoi ? L'histoire ne le dit pas.
La voie aurélienne
Ils étaient peut-être fous ces romains mais ils savaient construire des routes.
Cette voie partait de Rome et rejoignait l'Espagne par le tracé le plus plat et le plus droit.
Elle arrivait à Cannes sous la Croix des Gardes, passait la Siagne au gué de Pas Estrèche, traversait Mandelieu par le quartier de la Tour, les Termes (un terme était une borne romaine) puis le Tremblant, l'Estérel et la Provence.
Le tracé romain a été exactement conservé au fil des siècles jusqu'à aujourd'hui.
La voie aurélienne a simplement changé de nom.
Elle est devenue la R.N.7.
Nos armoiries
Décrivons les en termes héraldiques :
« Coupé : au premier d'or en sautoir de gueule, au second de simple à l'écureuil assis d'argent. »
Elles sont enregistrées à l'armorial général de France depuis 1696.
Deux questions se posent :
Pourquoi des armoiries pour, à l'époque, un si petit bourg ? Et pourquoi un écureuil ?
Les réponses sont simples.
A cette époque là, le roi Louis XIV pour financer ses châteaux et ses guerres avait besoin d'argent. Il décida de créer un impôt original.
Il imposa à toutes les communes de France d'enregistrer leurs armoiries moyennant bien sûr une taxe.
Les communes qui n'en avaient pas eurent l'obligation de s'en créer.
Mandelieu n'avait pas d'armoiries, résista à l'idée d'en faire (et surtout de payer la taxe) et essaya de se faire oublier.
Rien n'y fit. Le Roi imposa des armoiries à tous les retardataires. Toutes portaient un écureuil. La marque était infamante mais l'animal sympathique...
Et voilà comment depuis trois siècles, tout le monde peut savoir que nos ancêtres furent des payeurs récalcitrants. |
 |
| Posté le 16 juillet 2007 à 17h12 | Réagir [8] |
 |
| En savoir + |
 |
| Le dossier d'InfoPlus Mandelieu |
 |
| - Connaissons notre ville |
 |
 |
 |
| Quelle époque E.P.I.C. |
 |
| L'office du tourisme (E.P.I.C.) a beaucoup d’argent et la ville dort, ou au mieux someille, des mois par an. Dommage. |
 |
L'E.P.I.C. (Etablissement public, industriel et commercial) est l'organisme qui gère tout le tourisme à Mandelieu-La Napoule. Si vous n'aimez pas les sigles traduisez par : office de tourisme et d'animation.
Son budget est confortable :
- Information 912 170,00 €uros
- Promotion 19 400,00 €uros
- Animation et achats 2 177 600,00 €uros
- Produits touristiques 42 400,00 €uros
- TOTAL : 3 151 570,00 €uros
Dans ce budget la municipalité injecte directement 991 000 €uros de subventions. |
 |
Mieux dépenser
Tout cela représente une somme vraiment très importante pour une ville de moins de 20 000 habitants.
Ce serait tout de même un bien, pour l'économie et par là même pour l'emploi, si l'animation était bonne.
L'est-elle ?
Sans doute pas.
Il n'est pas nécessaire de concentrer presque tout son argent et ses efforts sur l'été, saison touristique naturelle. Il vaudrait mieux dépenser plus pour animer le reste de l'année.
Il est dommage que la ville soit surpeuplée deux mois et déserte le reste du temps.
La fête, tous ensemble
Surtout il faut cesser de croire que Mandelieu-La Napoule est une île.
Pourquoi ne pas mettre en place des partenariats croisés avec :
la fête du livre de Mouans Sartoux,
la fête des fleurs de Mougins,
le festival du film et le M.I.D.E.M. de Cannes,
la fête de la mer de Théoule,
et en échange les associer à nos animations dont, bien sûr, la fête du mimosa.
Pour cause de gué-guerre du maire sortant avec nos voisins, nous ne sommes déjà pas en intercommunalité (ce qui pourtant nous rapporterait beaucoup d'argent), alors comment imaginer que ce mariage de raison puisse se faire, avec lui ?
Dommage.
Groupés, plus fort que seul
Dommage aussi que chacun fasse dans son petit coin sa propre petite promotion. Il vaudrait mieux s'associer pour proposer en grand une destination « bassin cannois » surtout l'hiver jadis grande saison touristique.
Une promotion dispersée est une promotion globalement chère, si l'on additionne les sommes dépensées par chacun, avec peu de résultats.
Une promotion groupée est une promotion moins chère et beaucoup plus efficace parce qu'elle peut être plus intense et porter ses efforts plus loin à l'étranger.
Au lieu de cela, nous bricolons.
La solution est double : commencer par s'entendre avec tous nos voisins et sans doute aussi embaucher un(e) vrai(e) professionnel(le) du tourisme.
D'autres villes ont réussi à animer leurs basses saisons.
Pourquoi pas nous ? |
 |
| Posté le 19 mars 2007 à 15h02 | Réagir [3] |
 |
 |
 |
| Distributeur d'itinéraires |
 |
| Il est bien agréable de marcher le long de la Siagne, dans le Tanneron ou l'Esterel mais pas toujours facile, surtout pour les touristes, de choisir son parcours. |
 |
La société City 4 propose d'installer GRATUITEMENT un distributeur automatique d'itinéraires à Mandelieu-La Napoule.
Placé dans ou devant l'office de tourisme, il proposerait des fiches de circuits pédestres avec conditions d'accès, un descriptif détaillé et minuté du parcours ainsi qu'un visuel topographique accompagné d'une carte.
Le randonneur sélectionne son parcours, sa durée, sa difficulté, ses points d'intérêt et imprime son choix après avoir payé 2 €uros par carte bancaire.
Si les électeurs lui font confiance, Bernard |
 Les bords de Siagne si agréable lieu de promenade |
| DAVID fera installer ce distributeur d'itinéraires dès l’été 2008. |
 |
| Posté le 22 février 2007 à 16h28 | Réagir [5] |
 |
 |
 |
| M.L.N. T.V. |
 |
| Bernard Brochand avait lâché Cannes T.V. Nice Matin, qui l'avait reprise, l'a enterrée. A cela, il y avait sûrement de bonnes raisons mais M. Leroy ne s'en est pas soucié. |
 |
En mars 2005, il a créé M.L.N. T.V.
Une antenne placée par hélicoptère sur un San Peyre ainsi défiguré, des centaines de milliers d'euros dilapidés, le fiasco est là.
M.L.N. T.V. n'est regardé par personne ou presque.
Ceux qui l'animent ne sont pas en cause. Ils font plus que le maximum de ce qui est possible, mais comment pourraient-ils lutter contre TF1, France 2, France 3, Arte, la 6, Canal +, le Câble, le satellite, la T.N.T... ? Le combat n'était pas inégal, il était perdu d'avance.
M. Leroy ne le voit pas, persévère et vient même d'embaucher un directeur.
Bravo. Super dépenses pour super flop. |
 |
| Posté le 31 janvier 2007 à 15h09 | Réagir [17] |
|