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| L'incendie du 4 juillet : plus jamais ça ! |
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| L'été a été chaud et sec. Et il y a eu beaucoup d'incendies : à Nice, Antibes, Vence, La Turbie, Contes, Mougins, Le Muy, Roquebrune sur Argens... Le plus violent a eu lieu à Mandelieu-La Napoule. |
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La cause est connue. Une camionnette a pris feu sur l'autoroute de l'Estérel. Un mistral violent a fait le reste.
750 hectares ont été parcourus par ce feu, dont 500, à cheval sur les Alpes-Maritimes et le Var, ont été brûlés.
Une maison a été totalement détruite, deux autres l'ont été partiellement, 3 voitures ont été carbonisées et il y a eu une dizaine de blessés légers dont 6 pompiers.
Ce n'est pas la première fois qu'une telle catastrophe se produit. Ce ne sera hélas pas la dernière si la Commune continue à ne pas faire ce qu'il faut en matière de prévention. |
 L'ouest de la ville a beaucoup souffert.
Dès le début de l'après-midi l'immensité de la catastrophe était prévisible. |
Rien n'a été fait
Sur Capitou il y a eu des travaux certes, mais ils sont insuffisants. A l'ouest de la ville, rien. Rien au Tremblant. Rien à Barbossi. Et c'est bien sûr à l'ouest que tout a brûlé.
Depuis des années pourtant les riverains réclament des bornes à incendie avec de l'eau sous pression. Rien, alors que le plan de prévention des risques d'incendie élaboré par la commune elle-même et validé par la préfecture le prévoit depuis... 2002. Si ce plan avait été mis en place, le Tremblant aurait été sauvé et Maure-Viel protégé.
Depuis des années il faudrait que la commune fasse procéder au débroussaillement. Rien. Le Riviera Golf, avec son gazon, a été pourtant un pare feu efficace. Voilà le bon exemple : quand le feu n'a rien à brûler, il s'éteint.
Il ne s'agira pas bien sûr de faire des Riviera Golf partout mais il faudrait couper certains arbres, débroussailler, semer de l'herbe. Cela coûtera cher. Et alors ?
Cet argent aurait déjà pu être pris sur les sommes gaspillées pour satisfaire l'ego du maire sortant : Cabinet et service communication pléthoriques, réceptions ou voeux pharaoniques, affichages 4 x 3 inutiles, magazines de luxe, MLN TV... et les 15 millions d'euros qui vont être dépensés pour agrandir la salle Europa et déplacer le jeu de boules.
Rien n'a été prévu
Le maire sortant savait qu'il y avait des risques d'incendie. Il n'a rien fait. Il n'a même pas prévu un plan d'évacuation d'urgence.
Ces 3 et 4 juillet tout s'est fait dans la plus complète improvisation alors que dès 18h il était évident qu'on allait vers la catastrophe. La police municipale était là, bien présente sur le terrain, mais sans ordres cohérents. Les habitants évacués - il y en a eu plus de 900 à qui nous exprimons
toute notre compassion - ne savaient souvent même pas où aller. Les salles où on les envoyait étaient parfois fermées et il fallait chercher celui qui avait la clef. Pas de lits, pas de trousses médicales de secours... Heureusement qu'il y a eu la Croix Rouge.
Heureusement aussi qu'il y a eu le parking de Géant Casino. Il a été le premier grand lieu d'accueil lors de cette catastrophe.
Courage et professionnalisme
Heureusement encore que police municipale et gendarmes ont su faire preuve de sang froid et d'initiative. Ils ont pris les choses en main. C'est eux qui ont évité le pire.
Avec bien sûr au premier chef les pompiers, sapeurs ou marins, venus des Alpes Maritimes, du Var, de Monaco, de Marseille et même d'Avignon. Ils ont été 850 à lutter avec courage et intelligence pour sauver tout ce qui a pu être sauvé, aidés dans leur mission par 5 canadairs et 3 hélicoptères basés habituellement sur l'aérodrome de Mandelieu.
Bien sûr cet aéroport génère à la fois du bruit et des rotations d'avions parfois au-delà de ce qui est autorisé. C'est inadmissible. Mais cet aérodrome a prouvé aussi son utilité en cas de catastrophe.
Comme cette fois ci.
Le reboisement
Finalement d'un grand mal va peut-être naître un grand bien : cyprès, pins et sapins ont brûlé. Ce sont tous des résineux, très inflammables tout comme les mimosas. Ils ont disparu.
Chênes-lièges, boulots, peupliers, platanes ont résisté à environ 80 %. Ce sont des feuillus. Ils sont moins inflammables.
Une évidence : en reboisant il ne faudra planter que des feuillus. Petit à petit ils devront remplacer les résineux. C'est affaire de l'Etat mais c'est aussi affaire de la commune. L'O.N.F. et le conseil général l'ont donc soufflé dans l'oreille du maire sortant.
L'insulte pour cacher l'incurie
Parce que notre Tartarin local au lieu de réfléchir et d'agir, en est resté au stade des rodomontades. En prime il y ajoute maintenant l'insulte.
Le mercredi 11 juillet, toutes affaires cessantes, il a convoqué un conseil municipal extraordinaire pour dire tout haut tout le bien qu'il pense de lui. Pour une fois il a même un peu pensé aux autres, enfin à « mon conseil majoritaire », exemplaire sur le terrain, a-t-il dit, même ceux qui n'étaient pas là.
Il a réservé ses insultes (et le mot est faible) à l'opposition municipale. Elle aurait dû lui demander l'autorisation d'aider ceux qui en avaient besoin, aide que tous ces élus de l'opposition municipale ont évidemment prodigué spontanément partout où ils le devaient. Mandolociens et Napoulois l'ont bien vu.
Cerise sur le gâteau, le maire sortant a fait voter une délibération pour demander que cet incendie soit classé « catastrophe naturelle ». Le préfet des Alpes-Maritimes a dû bien rire en recevant cette demande.
Où est la catastrophe naturelle ? Il s'agit d'un accident causé par un tiers identifié. Et assuré. Son assurance paiera la réparation de ces dégâts colossaux.
Organiser l'avenir
Mais ce qu'il faut, c'est savoir tirer les leçons du passé. Tout de suite.
Louise Moreau, qui savait voir loin, elle, avait créé un comité anti-feux. Il existe toujours.
Il faut le développer et lui donner tous les moyens nécessaires.
Il faut d'urgence, au Tremblant et à Barbossi, installer des bornes à incendie, en nombre suffisant, avec des accès assez larges pour que les camions de pompiers puissent y accéder et s'y croiser.
Il faut, en accord avec les propriétaires concernés, créer des coupe-feu larges et efficaces.
Il faut faire débroussailler, toujours comme au temps de Louise Moreau, de façon régulière et permanente par des fonctionnaires municipaux et non pas de temps à autre par des sociétés privées comme c'est le cas aujourd'hui.
Il faut intervenir auprès de l'O.N.F. pour qu'il y ait changement d'espèces lors de la replantation. Halte aux résineux. Place aux feuillus.
Il faut créer des réserves d'eau car en période de sécheresse, elle manque. Lors de cette catastrophe les pompiers ont été en limite d'approvisionnement.
Il faut créer une fréquence radio unique pour tous les pompiers et pour eux seuls. Ceux de Marseille, du Var et des Alpes-Maritimes n'avaient pas la même et ils ont Il faut interdire de nouvelles constructions à l'ouest de la ville ce qu'avait demandé Bernard DAVID lors du conseil municipal
du 11 juillet 2007, notamment les 15 000 m2 de Pierre et Vacances et surtout les 90 000 m2 de la Z.A.C. de Barbossi, récompense allouée par le maire sortant au propriétaire du site en remerciement de son bon vouloir dans la cession des 100 hectares qui pourront devenir la décharge de toutes les ordures du département.
La mort de la ville
Entre parenthèse, si cette décharge avait déjà existé le 4 juillet, nous aurions vécu une véritable catastrophe humaine et écologique.
Ce sera un argument de plus pour affirmer notre refus total de ce projet.
Il faut enfin, en liaison avec ESCOTA (dont le siège social est, après tout, implanté à Mandelieu) mais aussi avec le Département, la Région, l'Etat et l'Europe, faire tout le long de l'autoroute un parefeu. S'il avait existé, rien de tout cela ne serait arrivé.
Le risque permanent d'incendie existe.
Nous le savons.
Le feu a toujours détruit. Il a déjà tué.
Son retour périodique n'est pourtant pas inéluctable.
Quand il y aura une volonté politique de prévoir et d'agir, enfin Mandelieu-La Napoule pourra dire : « Plus jamais ça ». |
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| Posté le 15 octobre 2007 à 10h46 | Réagir [2] |
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| Les photos |
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| Jean-Claude CASTILLO - Mon devoir de vérité |
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| Jean-Claude CASTILLO était le très aimé et très respecté président de « l'Association des présidents mandolociens et napoulois ». Il ne l'est plus. Le maire sortant a tourné, viré, grenouillé et a réussi à le faire mettre en minorité. La faute impardonnable de M. Castillo ? Avoir obtenu de la réserve parlementaire du député Bernard Brochand, 50 000 € de subventions pour 9 associations de la ville. |
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Il faut savoir que chaque année les députés, en fonction de leurs actions et de leur efficacité, reçoivent des crédits de l'Assemblée nationale, notamment pour subventionner des associations de leur circonscription.
C'est leur « réserve parlementaire ».
Cette année, M. Brochand décide de l'affecter en totalité à Mandelieu-La Napoule.
Il demande donc conseil à Jean-Claude Castillo.
Le président des Présidents en informe M. Leroy, qui donne son feu vert, puis il consulte les associations et constitue les dossiers en fonction des demandes et des besoins.
M. Brochand accepte 9 bénéficiaires.
Le crime |
 Bernard Brochand et Jean-Claude Castillo offrant 50 000 euros à 9 associations de la commune. |
Mais, crime horrible, M. Leroy n'est pas averti de tout, par écrit. L'information orale donnée par Jean-Claude Castillo ne lui paraît plus suffisante.
Aussitôt il s'en prend à Bernard Brochand : refus de lui allouer une salle municipale pour la remise solennelle des dossiers, pressions fortes sur les propriétaires de salles privées qui pourraient lui en louer une, chantage sur des présidents s'ils vont eux-mêmes chercher leur dossier de subvention...
La réunion a tout de même lieu, au restaurant des amis.
Jean-Claude Castillo y est évidemment. Lui sait vivre et sait remercier M. Brochand à côté de qui il est pris en photo.
Insupportable. Leroy bout d'autant plus que lui, l'U.M.P. (aujourd'hui exclu) a déjà décidé de se présenter aux élections législatives contre l'U.M.P. Brochand.
Vengeance
Arrive l'assemblée générale de l'Association des présidents. Curieusement la salle est remplie de bien de ceux qui auparavant ne venaient jamais.
Ils sont là sur ordre du maire sortant, ordre donné dans le style : « virez-moi Castillo ou je coupe vos subventions ».
Il le ferait. Ils le savent. Il faut donc s'exécuter.
L'homme des basses oeuvres est Patrick Scala. Il annonce subrepticement sa candidature à la présidence.
Jusque là, en tant que trésorier, il n'avait jamais fait grand-chose et il n'a aucun projet. Mais il a des ambitions municipales. S'il veut gagner sa place sur la liste Leroy il faut bien qu'il en passe par ce coup tordu.
Réunion du conseil d'administration peu après. M. Scala est élu par 6 voix contre 3 et 1 nul.
Jean-Claude Castillo n'est plus président mais il retrouve sa liberté de parole. Il en profite pour faire savoir ce qui s'est passé à tous les élus et à
toutes les associations.
Vengeance (suite)
M. Leroy après s'en être pris au père va s'en prendre à la fille.
Elle avait postulé pour un emploi saisonnier d'animation, à la mairie.
Le maire sortant lui écrit le 22 mai 2007 (Ref 2007 23 298 VA/MA-JB) : « j'ai le plaisir de vous informer que votre candidature a été retenue pour la période du 6 au 27 juillet 2007. Je me réjouis de vous compter parmi notre personnel cet été. »
Mais, comme nous l'avons vu, le père a parlé. Aussitôt le couperet tombe.
M. Carassou-Maillan, directeur général des services et non pas le maire sortant (lui n'annonce que les bonnes nouvelles) envoie une autre lettre à la fille de M. Castillo pour lui dire qu'on ne la prendra plus. Mesquin. Ignoble !
Toujours pire
M. Leroy en rajoute une couche.
Dans la voix de son maître, MLN magazine, il publie une lettre privée envoyée par le premier adjoint à M. Castillo où l'histoire est racontée à la façon Leroy, bien sûr sans historique ni point de vue de l'autre partie.
Cela lui vaut de la part de M. Castillo :
- une lettre recommandée pour exiger un droit de réponse
- deux procès, l'un pour rupture de contrat d'embauche, l'autre pour divulgation de correspondance privée.
Comme d'habitude M. Leroy perdra tout devant les tribunaux.
Qu'importe, ce n'est pas lui qui paiera l'avocat et la condamnation mais le contribuable.
Mais le contribuable est aussi électeur. Il saura se souvenir de tout cela.
La conclusion. Nous la laissons à M. Jean-Claude Castillo.
Voici ce qu'il a écrit dans une lettre ouverte :
« M. Leroy a, entre autre, un mépris total de la vie associative (où je me suis toujours impliqué avec passion) et de ses dirigeants bénévoles (que j'ai toujours défendus avec force).
« La confiance, l'écoute, le respect sont trois notions qui échappent totalement à l'actuel maire de Mandelieu-La Napoule et pourtant elles devraient être les qualités essentielles d'un élu local, et plus particulièrement d'un premier magistrat digne de ce nom.
« Aussi, afin d'apporter un renouveau dans notre cité, j'ai décidé de m'engager aux côtés de Bernard DAVID pour les prochaines élections municipales. C'est un chef d'entreprises honnête et efficace. Un homme de valeur et de conviction qui s'impliquera, comme il l'a toujours fait, dans l'intérêt général pour l'ensemble des concitoyens de notre ville. » |
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| Posté le 5 octobre 2007 à 15h36 | Réagir [2] |
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| Trop c'est trop |
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| Aujourd'hui lundi 1er octobre à 8H30, un conseil municipal a eu lieu. Sans les élus du groupe Bernard DAVID. |
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Ils ont refusé d'y siéger pour marquer leur réprobation vis-à-vis de l'attitude de M. LEROY.
En effet le 11 juillet lors d'un conseil municipal extraordinaire (dernière réunion en date des élus de la commune) le Maire sortant, pour cacher son incurie lors de l'incendie du 4 juillet, les avait violemment pris à partie.
Attitude intolérable qui s'ajoute à ses agressions verbales permanentes lors de pratiquement toutes les réunions du conseil municipal.
L'Opposition représente aussi la population.
C'est en son nom qu'elle réclame le respect.
Voir document joint : Lettre ouverte de Bernard DAVID et de Mmes Françoise DUPRAT et Nicole ROCHET et de MM. Bernard BOVET et Claude GANTOIS.
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| Posté le 1 octobre 2007 à 13h08 | Réagir [19] |
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| Pôvre M. Leroy |
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| La station d'épuration (suite et fin) |
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Le bon sens l'a évidemment emporté. L'Etat a fait son choix. Le projet Leroy passe à la trappe. Seul le projet Brochand est retenu.
Pourtant juste avant le premier tour des élections législatives, où il s'était présenté en candidat dissident exclu de l'U.M.P., M. Leroy avait baissé de moitié le prix de sa station d'épuration des eaux usées.
Il était passé de 120 à 60 millions d'€uros. Un miracle. Il ne l'a pas pour autant fait élire. Les électeurs n'ont pas été dupes. L'Etat non plus. L'Agence de l'eau n'a validé qu'un seul projet, celui de M. Brochand, et le subventionne à hauteur de 25%.
Temps et argent perdus
La subvention aurait même pu être de 30% mais la guéguerre ridicule menée par M. Leroy a fait perdre du temps et depuis le montant maximum autorisé de cette subvention est passé de 30 à 25%.
5% de 65 millions d'€uros (coût de la station d'épuration Brochand), cela fait beaucoup d'argent.
Aujurd'hui, où en sommes-nous ?
Le projet Brochand a été choisi parce qu'il est complet, chiffré sérieusement, il dispose du terrain nécessaire, de l'émissaire en mer et il a été validé par la préfecture des Alpes Maritimes.
Cannes, Théoule, La Roquette et Auribeau vont donc construire leur station d'épuration.
Le Cannet, Mougins et Pégomas, qui avaient adhéré au projet Leroy, vont rejoindre Cannes.
Mandelieu-La Napoule reste désespérément seule. M. Leroy se retrouve avec son projet à 60 millions d'€uros sur les bras.
60 millions d'€uros c'est à peu près le budget d'une année de la ville. C'est donc infaisable parce que trop cher.
Alors ?
M. Leroy ne veut toujours pas rejoindre Cannes.
Changeons de maire et tout sera résolu.
Car il y a urgence. Depuis des années les habitants souffrent d'odeurs de plus en plus pestilentielles.
Sans l'entêtement de M. Leroy, ce serait fini depuis longtemps.
Sans M. Leroy, ce sera fini pour toujours. |
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| Posté le 28 septembre 2007 à 15h24 | Réagir [7] |
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| Le dossier d'InfoPlus Mandelieu |
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| - La station d'épuration |
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| Les articles parus dans la presse |
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| Le 1er challenge Eric Estivals à Capitou interdit par la municipalité Leroy |
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| La famille Estivals est scandalisée. Sur ordre de M. Leroy, Yves Simon, adjoint aux sports, après l'avoir accordé a interdit le challenge de pétanque Eric Estivals. |
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Et il l'a fait la veille de ce concours qui aurait dû avoir lieu le samedi 15 septembre. Il devait commémorer la disparition tragique, il y a 30 ans jour pour jour, de ce grand sportif.
Au départ, Jean-Christophe Estivals, le frère du disparu, était allé voir son ami d'enfance, le gérant de la brasserie l'Océane (ex Jeanne d'Arc) à Capitou, pour lui demander d'organiser un concours de boules. Une façon pour lui, de marquer cet événement.
Dès le 30 juillet autorisation était demandée par écrit à Yves Simon.
Son accord a été donné verbalement début août et par écrit le 27 août. L'adjoint aux sports disait : «, J'ai le plaisir de vous informer que j'émets un avis favorable à votre demande. »
Brusquement Yves Simon a changé d'avis. Par lettre du 13 septembre reçue le 14, la veille de ce concours, il l'a annulé.
Admirez l'élégance...
La raison invoquée : « Votre concours n'est pas inscrit dans le calendrier de la Fédération ».
Faux prétexte. Seuls les clubs affiliés doivent inscrire leurs concours dans le calendrier de la Fédération.
Ici il s'agissait d'une société privée organisant un concours privé pour lequel il n'y a besoin d'aucune autorisation de la Fédération.
En fait il s'agit d'un règlement de comptes politique parce qu'un des sponsors était une société de restauration dont le président est Bernard DAVID, l'adversaire du maire sortant.
Yves Simon, est donc revenu sur sa parole et a fait passer le sectarisme avant l'intérêt de Capitou et de Mandelieu-La Napoule.
Il a détruit la commémoration du décès d'un grand sportif dont notre ville s'honore et dont un de nos stades porte le nom grâce à l'ancien maire, Mme Louise Moreau.
Voilà. Vous savez tout.
Vous savez aussi ce qu'il faut en penser.
Voici l'ensemble des courriers :
NDLR
Contrairement à ce qu'écrit Yves Simon, les joueurs « élite » c'est-à-dire licenciés à la Fédération peuvent jouer dans des concours privés (et non pas « sauvages »).
Les organisateurs avaient imposé un seul « élite » par doublette pour éviter qu'une équipe trop forte, parce que composée de deux élites, ne survole ce concours.
Yves Simon semble aussi ignorer que partout dans les Alpes Maritimes - et aussi à Mandelieu-La Napoule - des bars organisent des concours de boules.
Peu auparavant d'ailleurs le concours de boules « challenge Henri Leroy » était aussi un concours privé, non inscrit à la Fédération. Il a pourtant eu lieu.
Mais ce que le maire sortant s'autorise à lui-même, est évidemment interdit aux autres.
C'est bien ça ?
Quant à ce pauvre Yves Simon, ce doit être bien triste pour lui d'être aux ordres d'un personnage qui lui impose d'écrire des contrevérités.
Nous le plaignons.
Le concours organisé ce même jour par Cannes-Aéro Sport était tellement peu en concurrence avec le challenge Eric Estivals que cette même association a accepté d'organiser ce challenge chez elle, à La Bocca.
Eric Estivals était de Mandelieu-La Napoule.
Le challenge qui marquera les 30 ans de sa disparition ne pourra avoir lieu à Mandelieu-La Napoule : il aura lieu quand même.
A La Bocca.
Bravo M. le maire sortant.
Cette annulation a un peu plus encore déconsidéré le maire sortant auprès des boulistes et des habitants de Capitou.
Elle a provoqué une réunion du comité de soutien le soir même de ce samedi 15 septembre sur la place de Capitou.
Plus de 200 personnes, pendant plus de trois heures, sont venues encourager Bernard DAVID dans son combat.
Notre député Bernard Brochand s'est déplacé en personne pour lui apporter une nouvelle fois, publiquement son soutien.
Voici, en photos, un résumé de cette soirée.
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| Posté le 21 septembre 2007 à 17h09 | Réagir [7] |
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| Barbossi : Non assistance à personne en danger |
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Le 5 septembre 2007
LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE MANDELIEU LA NAPOULE |
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Monsieur le Maire,
J'ai eu connaissance des articles de NICE MATIN, notamment faisant état de votre présence à BARBOSSI, le 14 août 2007, domaine situé sur la commune de MANDELIEU LA NAPOULE.
A BARBOSSI, il n'y a pas que des arbres et/ou les chevaux de Mr Iskandar SAFA et/ou des m² constructibles et/ou ceux destinés à un Centre d'enfouissement Technique - en fait la grande poubelle du Département - dont il faut s'occuper devant les médias.
Vous oubliez copieusement les être humains qui vivaient en paix à BARBOSSI et/ou tentent encore d'y vivre tant bien que mal, sans votre aide. Ce sont des propriétaires, des locataires avec leurs enfants, des commerçants en activité, tous actuellement en situation précaire.
Ces paisibles résidents de Mandelieu La Napoule, habitant ou exerçant leurs activités à Barbossi, honnêtes et respectueux du droit et de la morale français, ont eu hélas la malchance de rencontrer un propriétaire nouveau à BARBOSSI, Mr SAFA Iskandar, personnage dont le passé, les états d'âme et les appuis politiques sont détaillés sur une pleine page du Monde le 8 octobre 2005 pour être suffisamment éloquents.
Il n'est pas admissible que des habitants de Mandelieu en petit ou grand nombre fassent l'objet d'affronts et de harcèlements, sans considération aucune au plan humain.
Lors d'une de vos visites dans les bureaux des sociétés BARBOSSI, vous avez pu constater notamment, autour du magasin SELECTION DECO, les actions des sociétés BARBOSSI.
Vous savez que le 4 juin 2007, les dirigeants des sociétés BARBOSSI ont détruit (au volant d'un bulldozer), le système de chauffage et un fabuleux jardin, fruit du labeur des commerçants locaux ayant également leur résidence principale dans le domaine depuis des dizaines d'années au titre de baux d'habitation et commercial réguliers.
Les sociétés BARBOSSI ont par ailleurs et notamment :
- Quasiment interdit l'accès aux lots des propriétaires inclus dans le domaine,
- Harcelé une famille modeste avec trois enfants, locataires, les chassant du domaine,
- privé d'eau certains habitants pour des motifs fallacieux - incendie -, en plein été, sans considération aucune pour l'âge, la santé des personnes concernées, leurs activités commerciales. Dans le même temps, les sociétés BARBOSSI continuaient leurs arrosages abondants sous les yeux de ceux privés d'eau courante, sans proposer la moindre aide.
Vous n'avez rien fait contre ces méthodes barbares.
Vous avez, par contre, porté aux nues, en présence de certains de vos administrés, les dirigeants des sociétés Barbossi vous référant à leur considération du droit, ce qui ne résiste pas à un très léger approfondissement de la question.
Vous avez également indiqué que vos visites dans les locaux des Sociétés Barbossi, se déroulaient « pour des raisons d'urbanisme ».
Il y a lieu de mettre en question les raisons invoquées comme le terme « urbanisme » face aux méthodes des sociétés BARBOSSI : certains habitants et commerçants de Mandelieu La Napoule sont déjà presque ruinés par lesdites méthodes.
Sont également à mettre en question :
- Vos envolées verbales, devant les médias et autres, portant sur le « Derby de Mandelieu et le « don » des sociétés BARBOSSI ».
- Les discours sur Internet de Mr GIARDINI, s'épanchant et s'attardant sur l'amour des chevaux de Mr Iskandar SAFA, - quid de l'humain - vraisemblablement pour faire oublier les projets de poubelle et d'urbanisme !!, sur le domaine BARBOSSI représentant 20% de la superficie de Mandelieu La Napoule.
- la générosité des sociétés BARBOSSI pour le reboisement de Mandelieu.
En effet, la seule base de vos déclarations médiatiques sur les sujets cités apparaît très insuffisante, pauvre et partiale, non dirigée dans l'intérêt de la majorité des propriétaires de Mandelieu La Napoule.
Il convient de mettre en question tout risque d'un quelconque habillage des faits sur BARBOSSI à l'exemple des Grenadines, (cf. votre article du MNL versus les nouvelles pancartes en place depuis plusieurs semaines à l'entrée du hameau) qui est très choquant.
Est également choquant le fait que Mr COURBET ne cite pas la ville de Mandelieu La Napoule au cours de son émission télévisée portant sur les Grenadines.
Ces situations sont, à ce jour, au nombre de deux dans Mandelieu La Napoule. Sinistrement nombreuses, déjà, elles ne sont pas tolérables.
La détermination par sondage d'un indice de satisfaction générale dans la ville quant :
- à la qualité des traitements réservés aux habitants de Mandelieu par des propriétaires possédant notamment 20% de la superficie de la ville, (BARBOSSI - GRENADINES)
- aux objectifs de Mr Iskandar SAFA (ordures - urbanisme - chevaux, don) en l'état de ses méthodes avérées,
ne manquerait pas d'intérêt.
En tout état de cause, s'établit ainsi de sérieuses matières à réflexions et des choix qui sont à espérer dans le bon sens, pour tout résident, électeur ou non, dans Mandelieu La Napoule.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de ma considération distinguée.

Françoise DUPRAT esterefr@hotmail.fr
Conseiller Municipal de Mandelieu La Napoule |
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| Posté le 6 septembre 2007 à 13h53 | Réagir [12] |
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| Le dossier d'InfoPlus Mandelieu |
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| - Décharge de Barbossi |
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| Connaissons nos rues |
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| L'histoire et l'origine de Mandelieu-La Napoule. |
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Les habitants de Mandelieu-La Napoule ne sont pas originaires de notre ville dans leur immense majorité, son histoire leur est donc mal connue.
Elle est pourtant très intéressante, riche et ancienne.
Un nouveau maire pourrait favoriser la création et l'essor d'une Académie locale.
Cette société savante - suivant l'expression consacrée - pourrait regrouper tous ceux qui déjà s'intéressent à l'histoire de notre ville et tous les nouveaux venus spécialistes ou amateurs d'Histoire.
Les uns et les autres pourraient employer leurs talents, leurs connaissances et leur temps libre à approfondir ce que fut le passé de Mandelieu-La Napoule.
A la commune ensuite d'aider à faire des publications périodiques, à organiser des expositions, à fournir un site internet de façon que tous puissent profiter de ce que ces chercheurs auront découvert ou mis en forme.
En attendant ces jours heureux voici, modeste pierre à cette future histoire, l'étymologie de quelques noms et de quelques lieux de notre ville.
Nous avons puisé une bonne part de nos informations dans le remarquable livre de Mme Emmanuelle de Marande : « Mandelieu-La Napoule, jadis, naguère et aujourd'hui » publié en 1988 dans la collection Les Régionales aux éditions Serre.
Qu'elle soit remerciée pour cette publication et une nouvelle fois félicitée pour son érudition.
Bonne lecture. Bernard DAVID
Chemin Denis Bodden
Un modeste chemin dans les collines de Capitou pour un homme à qui nous devons tant.
Président de la Chambre de commerce française à Bruxelles, il choisit de venir vivre à Mandelieu-La Napoule.
Très vite il crée le syndicat d'initiative. Il veut à la fois distraire les habitants et amener des touristes. C'est donc tout naturellement qu'il s'intéresse à la fête du mimosa.
La première édition avait eu lieu peu auparavant en 1928, uniquement au quartier de la Théoulière, en septembre. Date curieuse même si le motteana, variété créée par le boccacien Gilbert Nabonnand, fleurissait déjà et si le floribonda l'accompagnait.
Il est vrai que cette fête n'avait aucun corso. C'était plutôt une fête religieuse d'action de grâces pour tout ce que le mimosa apportait à la commune.
Denis Bodden préfère l'hiver quand le mimosa est en fleur.
La première fête du mimosa placée sous son égide a lieu le 11 février 1931.
Elle se déroule tant à Capitou qu'aux Termes et à l'hippodrome pour se terminer à La Napoule où elle a commencé le matin par une messe au château tout juste reconstruit par Henry et Mary Clews.
De nos jours cette fête continue. Même si elle s'essouffle depuis quelques années, elle continue à contribuer au renom et à l'animation de la ville.
Qui se souvient encore du nom de son vrai créateur ? Plus grand monde. C'est pourquoi nous lui rendons cet hommage.
Rue de Boéri
Boéri semble être la déformation de Bruery. C'était le maire de Mandelieu sous la Restauration, juste après l'épopée napoléonienne.
Napoléon n'était pas très aimé dans notre région, c'est pourquoi après son exil à l'île d'Elbe, quand il débarque au golfe Juan, il choisit de passer par Cannes, Grasse, Digne et Sisteron afin d'éviter la Provence.
M. Bruery était bien sûr royaliste.
Rue Léo Brun
Né en 1881, mort en 1944, il était le fils de Louis Brun botaniste et horticulteur.
Le père avait créé le mimosa « bon accueil », le fils va suivre ses traces. Il se consacre à la multiplication, à la sélection et à la recherche de nouvelles variétés de mimosa.
La commune, pour qui le mimosa représente beaucoup, lui devait bien cette reconnaissance officielle.
Rue de Caylus
Monsieur de Caylus était duc.
A la fin du XIX ème siècle et au début du XXème, alors que les aristocrates fortunés choisissaient Cannes, lui préféra Mandelieu.
Il s'y fit construire une villa Bd Stanislas Borel.
Simple, d'abord facile, il s'intéressa beaucoup à la commune qui lui rendit son attachement en donnant son nom à une rue.
Avenue Henry Clews
Henry Clews, peintre, sculpteur et amoureux du moyen âge, était surtout le fils de son père, un riche banquier américain.
Il acheta le château de la Napoule en 1918. C'était une ruine. Il ne restait que deux tours de l'antique splendeur des seigneurs du lieu.
Avec un certain goût et beaucoup de courage, il en refit un château médiéval revu et corrigé par lui.
A son décès sa femme, Mary, continua son oeuvre.
Tout appartient aujourd'hui à une fondation américaine.
M. et Mme Clews en remerciement de tout ce qu'ils firent pour la commune, obtinrent l'insigne honneur et la très rare autorisation d'être inhumés dans le château.
Rue Laurent Gandolphe
Il fut maire de Mandelieu à partir de 1908.
Intelligent, excellent administrateur, sentant l'air du temps, il fit évoluer la commune.
Dès 1910 il inaugurait le tramway qui reliait Cannes à Mandelieu.
Pendant la grande guerre il sut faire face à toutes les difficultés nées du conflit.
Dès 1918 il relança l'activité horticole puis s'attacha à développer le tourisme.
En 1929 il inaugura la nouvelle mairie des termes (aujourd'hui police municipale) plus en rapport avec le nouveau standing de la commune.
Il fut maire jusque en 1939.
Rue Ludovic Guize
Il fut maire de Mandelieu, la Napoule et Théoule de 1881 à 1908.
A son actif : la création du bureau de poste aux Termes, d'une école à la Napoule et de notre gare.
Il aida, par son intelligence, le Touring club de France à créer la corniche d'or dans l'Estérel et d'une façon générale, grâce à sa fermeté, sa subtilité et sa patience, il sut faire entrer la commune dans l'ère moderne, celle de la prospérité.
Rue Marius Martin
Il a été un peu le Poulidor de la politique, mais quel Poulidor ! Encore plus aimé que notre Pou-Pou national.
Jamais maire, mais conseiller municipal puis adjoint pendant plus de 40 ans, Marius Martin, né en 1848 et mort en 1936, a aidé les maires Ludovic Guize et Laurent Gandolphe à monter et à défendre les projets qui ont fait la prospérité de la commune.
Il avait une très bonne instruction (c'était rare à l'époque) et de vraies connaissances horticoles. C'est lui qui le premier a compris l'importance que le mimosa pouvait avoir pour la commune.
Aimé de tous, très simple, il était surnommé « Martinet, le maire de Capitou ». C'est donc tout naturellement qu'une rue de son quartier porte son nom.
Rue Charles de Mouchy
Né en 1865, mort en 1928, Charles de Marande de Mouchy fut le protecteur des humbles et des malades.
Homme d'une grande distinction, sa simplicité naturelle attirait vers lui sympathie et amitié. A ses qualités de coeur, il joignait le charme d'une grande culture.
Le mot de la fin sera laissé à M. Michel Jacquin, premier adjoint de Mme Louise Moreau. Voici comment il le décrivait dans son discours, le 8 juillet 1973, lors de l'inauguration de la rue qui porte son nom :
« Son rayonnement a donné aux gens de Mandelieu, le respect du savoir, le fruit de son savoir, la connaissance de ce qu'ils sont et le goût d'être ce qu'ils peuvent être. »
Rue Léon Osella
Toujours par M. Michel Jacquin, premier adjoint de Mme Louise Moreau, voici le portrait de Léon Osella, extrait du discours prononcé lors de l'inauguration de la rue qui a été baptisée de son nom le 20 octobre 1972 :
« Homme engagé, responsable, tenace et fier, il fut le serviteur passionné de la civilisation de la terre... Rien ne lui était indifférent... Il a joué franc jeu avec les hommes comme il a joué franc jeu avec la terre. »
Avenue Janvier Passero
Pasero, avec un seul « s » et sans accent, mais prononcé avec l'accent espagnol.
Ce fut un héros de la Résistance. Il résidait à Mandelieu, Bd des chasses.
Il a été tué par les allemands, pendant une action, en 1944.
Boulevard Paulhan
M. Paulhan avait deux passions : l'horticulture et l'aviation.
Il fut l'un des premiers mimosistes de Mandelieu-La Napoule.
Avec Marius Martin et d'autres, il réussit à développer la culture de cette fleur et à en faire une activité lucrative.
Quant à l'aviation, il s'est illustré dans cette arme, nouvelle à l'époque, pendant la guerre de 14-18.
Boulevard Jean Saint Martin
Né en 1830, mort en 1926, c'était un écrivain et un poète provençal.
Né en Avignon, il a vécu toute l'aventure des félibres qui, au XIX ème siècle, ont redonné tout son lustre à la culture provençale.
Il avait été attiré à Mandelieu par le père de Charles de Mouchy.
Tous deux hommes de lettres de grande valeur, ils prenaient plaisir à d'interminables conversations aussi bien en langue provençale que française.
A sa mort M. de Mouchy donna le nom de son ami Jean Saint Martin à une rue qu'il créa pour la circonstance sur un de ses terrains.
Si Maillane a Frédéric Mistral, Mandelieu a Jean Saint Martin mais Maillane a su faire de son poète un très fort élément de son animation touristique. Pas Mandelieu. Dommage !
Carraire du santon
En fait carraïre dou santoun car il s'agit d'un nom provençal.
Ce chemin longeait le domaine de la Tour. C'était un de ceux qui sillonnaient l'antique village de Mandelieu.
En 1747, c'est la guerre. Le général Brown dévaste Cannes et Grasse mais épargne Mandelieu.
Cela valait bien une statue offerte à Saint Pons, protecteur des campagnes et Saint Patron de la ville.
Il faut croire que cette statue n'était pas bien grande pour qu'elle soit surnommée « santoun » c'est à dire santon.
On ne le saura sans doute jamais car elle a été détruite lors des transformations que fit jadis un des propriétaires du château de la tour.
Il n'y a plus de statue mais reste le nom et Saint Pons continue sans doute à protéger la ville. |
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| Posté le 23 juillet 2007 à 10h55 | Réagir [2] |
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| Connaissons notre ville |
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| L'histoire et l'origine de Mandelieu-La Napoule. |
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Les habitants de Mandelieu-La Napoule ne sont pas originaires de notre ville dans leur immense majorité, son histoire leur est donc mal connue.
Elle est pourtant très intéressante, riche et ancienne.
Un nouveau maire pourrait favoriser la création et l'essor d'une Académie locale.
Cette société savante - suivant l'expression consacrée - pourrait regrouper tous ceux qui déjà s'intéressent à l'histoire de notre ville et tous les nouveaux venus spécialistes ou amateurs d'Histoire.
Les uns et les autres pourraient employer leurs talents, leurs connaissances et leur temps libre à approfondir ce que fut le passé de Mandelieu-La Napoule.
A la commune ensuite d'aider à faire des publications périodiques, à organiser des expositions, à fournir un site internet de façon que tous puissent profiter de ce que ces chercheurs auront découvert ou mis en forme.
En attendant ces jours heureux voici, modeste pierre à cette future histoire, l'étymologie de quelques noms et de quelques lieux de notre ville.
Nous avons puisé une bonne part de nos informations dans le remarquable livre de Mme Emmanuelle de Marande : « Mandelieu-La Napoule, jadis, naguère et aujourd'hui » publié en 1988 dans la collection Les Régionales aux éditions Serre.
Qu'elle soit remerciée pour cette publication et une nouvelle fois félicitée pour son érudition.
Bonne lecture. Bernard DAVID
Mandelieu
Mand vient d'un mot celtique qui signifie « au bas de la colline ».
C'était donc le nom de notre ville, alors tout juste un hameau, avant toute conquête c'est à dire plusieurs siècles avant Jésus Christ.
Les grecs ont conquis un jour ce territoire et pour marquer leur empreinte ont ajouté à Mand le mot aïkos qui se traduit par « village ».
Nous sommes donc devenus Mandaïkos, le village au bas de la colline.
Puis ce fut la conquête de toute la Gaule, la défaite de Vercingétorix et l'annexion. Les romains ont gardé le préfixe Mand mais ont changé aïkos en locus.
Voilà comment nous sommes devenus Mandlocus puis, par euphonie, Mandolocus. Mandelieu en est la traduction exacte puisque justement locus signifie lieu.
Mais avant d'être ce qu'il est, notre nom a varié au fil des siècles.
Pour briller en société vous pourrez parler de Mandoloci, Mando vicus, Mandolocum, Mandalloc, Mantolvicus, Mandeluec, Mantovicus ou même Mande.
La Napoule
Ce lieu s'appelait jadis Epulia mais, les romains prononçant le u « ou » et les provençaux ayant ajouté pour que cela sonne mieux, un « n » devant, Epulia serait donc devenu Népoulia puis Napoule et La Napoule.
C'est joli mais c'est faux.
Napoule vient du grec Néa polis, nouvelle ville, celle qui a été construite autour de l'actuel château après la destruction par des armées d'invasion de l'ancienne ville.
La Napoule s'appelle ainsi, officiellement, depuis le 13 juillet 1387.
Capitou
Le nom de Capitou vient de chapitre, en provençal.
Voyons pourquoi ce quartier porte ce nom.
En août 1707 la France de Louis XIV est en guerre avec une bonne partie de l'Europe.
Parmi nos ennemis Victor-Amédée de Savoie.
Il décide de s'attaquer à Toulon et de passer par chez nous.
A l'aller il détruit La Napoule, au retour il détruit l'antique Mandelieu du quartier de la Tour et des Bons Pins.
Une fois parti, le chapitre de Grasse constate les dégâts. La chose est facile pour ces chanoines, seigneurs de Mandelieu : il ne reste plus une seule pierre l'une sur l'autre.
Plutôt que de reconstruire les ruines, le chapitre décide d'édifier un village neuf juste à côté.
Et, en toute simplicité, de lui donner son nom.
C'est donc Capitou.
Les termes
Termes bien sûr sans « h » car il n'y a jamais eu là la moindre station thermale romaine ou française.
Mais ce quartier s'appelle « termes » avec justesse car il recouvre les différents sens du terme.
En latin un terminus est une borne qui indique parfois le lieu d'un passage mais le plus souvent la fin d'une route.
Au Moyen âge, le terme indique le moment où l'on doit payer sa redevance à son seigneur. D'ailleurs il y a peu encore on disait payer son terme pour dire payer son loyer.
Or notre « termes » porte avec justesse son « s » car il y avait trois routes et trois redevances à payer à nos trois seigneurs : l'abbaye de Lérins et les évêchés de Grasse et de Fréjus.
Aujourd'hui nous habitons toujours aux termes mais nous ne payons plus qu'un seul impôt, au Trésor Public.
Minelle
Ce nom est le diminutif du mot « mine ».
Jadis il y avait de très nombreuses mines dans l'Estérel.
Avant de les creuser, on faisait une première mine - une minelle - à l'explosif.
Ces explosifs étaient justement entreposés à Minelle.
Et voilà comment ce lieu a pris ce nom.
Le mont San Peyre
San Peyre c'est tout simplement Saint Pierre.
Ce lieu de culte est très ancien. Dès le 5ème siècle avant Jésus Christ, il y avait là un temple consacré à Mercure.
Pour les romains il était le dieu du commerce, pour les gaulois il était le dieu des arts et de l'industrie.
Mais l'église catholique, apostolique et romaine ne voyait pas d'un très bon oeil ce culte rendu à un dieu païen. Elle transforma donc ce temple en chapelle.
Elle fut dédiée à un saint capable de concurrencer Mercure, le premier des apôtres, chef de l'église et premier pape : Saint Pierre.
Le nom fut peut-être donné en langage savant : Sanctus Petrus, mais c'est en langage populaire que tout le monde l'appela.
Et voilà comment ce mont a pris le nom de San Peyre.
Estérel
Ce nom est extrêmement ancien.
Il remonte au temps qui a précédé la conquête de la Gaule par les romains.
Vivait là le peuple celto-ligure.
Il avait baptisé « Sueltéri » la région qui s'étend d'Agay à l'Argens.
Au fil des ans, des conquêtes et des langues qui nous ont été imposées, Sueltéri s'est déformé en Estérel.

La figarette
C'est aujourd'hui un quartier de Théoule mais jadis Théoule et Mandelieu-La Napoule ne formaient qu'une seule et même commune.
Ce nom vient du bas latin figaretum.
Cela signifie plantation de figuiers.
Les figuiers étaient là avant l'arrivée des romains mais c'est la paix qui nous a été imposée après notre conquête par Jules César qui a permis le développement de l'agriculture.
Quelques figuiers épars ont donc laissé place à une exploitation agricole... et au nom d'un quartier.
Maure vieil
... ou Maure Vieille. Ce nom n'a rien à voir avec le souvenir d'un maure centenaire ou d'une sarrasine d'âge canonique.
Il s'agissait à l'époque simplement de nommer une forêt impénétrable composée de très vieux arbres.
Maure vient du provençal « mauro » qui signifie forêt et « vièlo » qui signifie vieille. Vièlo s'étant déformé dans le patois des habitants en « vièo » la forêt est donc devenue : mauro vièo.
Ce nom a été francisé au XIXème siècle et est devenu Maure Vieil.
Le Tremblant
Il y fait, paraît-il, moins chaud qu'ailleurs dans la commune.
Alors on y tremble de froid.
Ou alors on y tremble de peur parce que ce quartier était jadis à l'orée d'une forêt dense et remplie de méchants sarrasins ou d'affreux bandits.
La vérité est beaucoup plus simple.
Il y avait là beaucoup de trembles, une espèce dont la feuille tremble au moindre vent.
Son nom latin « tremulus » signifie d'ailleurs « tremblant ».
Ces arbres ne sont pas très bons pour le chauffage mais ils poussent facilement.
Et voilà comment le quartier des trembles, reprenant son étymologie primitive, est devenu le quartier du Tremblant.
Saint Jean
Ce quartier, aujourd'hui sans le Var, faisait jadis partie intégrante de notre commune.
Au milieu du Moyen âge, le château des seigneurs de Mandelieu n'était pas à La Napoule, là où il est aujourd'hui.
Il était entre Minelle et les termes.
Un de ces seigneurs, Foulque, fils de Guillaume de Saint Jean, décide de donner une partie de son domaine à l'Eglise.
Pour cela il choisit l'évêque Mainfroix à qui il l'offre en 1131.
Et voilà comment la terre de M. de Saint Jean est devenue le quartier Saint Jean.
Les bons pins
Sur la route de Pégomas, il y avait là de très vieux pins parasols.
Ils ne demandaient qu'à continuer à vivre longtemps lorsqu'en 1970 un incendie les a tous détruits.
Comme beaucoup de pins, ils avaient des « pommes ».
A l'intérieur se trouvaient les fruits, des pignons, friandise aimée des écureuils, des enfants... et de leurs parents.
Ce qui était bon en vérité ce n'était donc pas le pin mais le pignon de la pomme de pin.

Le gourgonier
... ou gourgonnier, l'orthographe varie.
Le nom de ce quartier au pied du vallon de Gavelier, vient du radical provençal « gourg » qui signifie amas d'eau ou flaque profonde.
Cela nous renvoie à l'époque où les terres basses de Mandelieu étaient marécageuses.
Les Gaveliers
Le nom de ce quartier vient du provençal « gavelié ».
Un gavelié est un tas de sarments destinés au bûcher.
Ce quartier était autrefois planté de vignes. Après leur taille, on faisait des fagots avec les sarments.
Et ces sarments partaient au four à pain.
Paraît-il que le vin des vignes et le pain issu de la combustion de ces sarments étaient excellents.
La Siagne
Le nom de cette rivière vient du provençal « sagno » qui signifie typha.
Les typhas sont des plantes qui poussent au bord de l'eau.
Il y en avait beaucoup tout le long de la Siagne.
Voilà comment un nom botanique est devenu un nom géographique.

Plaine de Laval
Rien à voir avec le chef-lieu de la Mayenne, ni avec François de Laval le premier évêque du Québec au XVIII ème siècle, ni avec Pierre Laval chef du gouvernement du maréchal Pétain, collaborateur en chef fusillé en 1945 après la Libération.
Laval vient de l'aval c'est à dire l'opposé de l'amont.
Par rapport à la Siagne, l'amont c'est bien au-delà de Pégomas et l'aval c'est Mandelieu.
L'aval qui est devenu Laval.
Pas estrecho
En français : passage étroit.
C'était le seul gué praticable entre Pégomas et l'embouchure de la Siagne.
Ce gué se trouvait au nord de Mandelieu, juste en dessous du domaine de la Tour.
La Tour
C'est là que se trouvait l'antique Mandelieu. Le village, mais aussi son église et son château.
Justement avant la reconstruction de ce château, dans les années 1930, il restait là une vieille tour.
Elle servait à désigner le lieu. La tour n'est plus. Le nom est resté.
La Sumerie
Ce nom vient du mot « Sumac ».
Un sumac est un arbrisseau de 2 à 3 mètres de haut. Il y en avait beaucoup sur la colline qui surplombe la Sumerie.
Ils fournissaient du vernis, des laques et surtout du tanin, cette substance qui rend les peaux imputrescibles.
Or, à Cannes et à Grasse, il y avait beaucoup de tanneurs.
Ils achetaient les feuilles de sumac, en extrayaient et préparaient ce qui les intéressait et ils en faisaient un cuir de réputation internationale.
Voilà comment le quartier où étaient produites, cueillies, stockées et vendues les feuilles de sumac est devenu la Sumerie.
La maïre
Rien à voir avec un premier magistrat mandolocien de sexe féminin comme Mme Louise Moreau par exemple.
La maïre vient du provençal. Et se prononce à la manière provençale.
C'était le nom donné à l'ancien lit de la Siagne et aux marécages avoisinants.
La Vernède
Ce nom donné à un quartier et à un torrent vient du provençal « verno » qui se traduit en français par aulne.
C'est un arbre qui peut monter jusqu'à 20 mètres de haut s'il pousse dans une terre qui lui convient et au bord de l'eau.
Vernède étant le diminutif de verno, on peut penser que les aulnes de la Vernède n'étaient pas bien hauts. Pourquoi ? L'histoire ne le dit pas.
La voie aurélienne
Ils étaient peut-être fous ces romains mais ils savaient construire des routes.
Cette voie partait de Rome et rejoignait l'Espagne par le tracé le plus plat et le plus droit.
Elle arrivait à Cannes sous la Croix des Gardes, passait la Siagne au gué de Pas Estrèche, traversait Mandelieu par le quartier de la Tour, les Termes (un terme était une borne romaine) puis le Tremblant, l'Estérel et la Provence.
Le tracé romain a été exactement conservé au fil des siècles jusqu'à aujourd'hui.
La voie aurélienne a simplement changé de nom.
Elle est devenue la R.N.7.
Nos armoiries
Décrivons les en termes héraldiques :
« Coupé : au premier d'or en sautoir de gueule, au second de simple à l'écureuil assis d'argent. »
Elles sont enregistrées à l'armorial général de France depuis 1696.
Deux questions se posent :
Pourquoi des armoiries pour, à l'époque, un si petit bourg ? Et pourquoi un écureuil ?
Les réponses sont simples.
A cette époque là, le roi Louis XIV pour financer ses châteaux et ses guerres avait besoin d'argent. Il décida de créer un impôt original.
Il imposa à toutes les communes de France d'enregistrer leurs armoiries moyennant bien sûr une taxe.
Les communes qui n'en avaient pas eurent l'obligation de s'en créer.
Mandelieu n'avait pas d'armoiries, résista à l'idée d'en faire (et surtout de payer la taxe) et essaya de se faire oublier.
Rien n'y fit. Le Roi imposa des armoiries à tous les retardataires. Toutes portaient un écureuil. La marque était infamante mais l'animal sympathique...
Et voilà comment depuis trois siècles, tout le monde peut savoir que nos ancêtres furent des payeurs récalcitrants. |
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| Posté le 16 juillet 2007 à 17h12 | Réagir [8] |
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| - Connaissons notre ville |
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| Mon devoir de vérité : réponse au tract infâme |
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| Dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 juin 2007, un tract « anonyme » a été
distribué dans toutes les boîtes aux lettres de Mandelieu-La Napoule, de La Bocca et d'une partie du Cannet. Ce tract anonyme d'un « ex employé » est infâme. |
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| Posté le 6 juillet 2007 à 12h14 | Réagir [9] |
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| Les documents : courriers, présentations, prospectus... |
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| L'incendie d’hier : un avertissement |
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| C'était le premier feu de la saison. Et quel feu ! En quelques heures, il a détruit plus de 750 hectares de forêt sur les contreforts du Tanneron, à Barbossi, au Tremblant, aux Vignerons et tout près de la Tavernière et du Grand Duc. |
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Plusieurs centaines de personnes ont été évacuées. Plusieurs maisons ont été détruites.
S'il n'y a eu ni blessé grave ni mort mais tout de même 10 blessés légers dont 6 pompiers, c'est grâce au courage et au savoir-faire des quelques 850 sapeurs pompiers des Alpes Maritimes, du Var, du Vaucluse, de Corse, de Monaco et des marins pompiers de Marseille aidés par 5 canadairs et 3 hélicoptères bombardiers d'eau.
Pour sa part les gendarmes et la police municipale de Mandelieu-La Napoule ont su bien réguler la circulation. Ils ont réussi à éviter l'affolement et son corollaire, la panique.
Il y a eu le feu. Ce n'était pas difficile de le prévoir. Toutes les conditions étaient réunies pour que cet incendie se déclare. Sécheresse et vent le rendaient hélas, pratiquement inéluctable.
Deux maux, toujours les mêmes
La ville souffre de deux maux permanents : les inondations et les incendies.
Les inondations : on a pu voir ce que cela a donné en décembre 2006 où le Riou de l'Argentière et la Théoulière ont été noyés parfois sous un mètre d'eau.
Quant aux incendies, le feu d'hier est venu rappeler la menace constante qui pèse sur la commune.
Qu'a fait le maire sortant ?
Il commence à s'intéresser aux inondations et il a développé le comité anti feu mis en place par Mme Louise Moreau.
D'après lui plus rien ne pouvait nous arriver. L'an dernier il a plastronné partout pour s'en vanter.
Rodomontades.
Hier on a bien vu ce que cela a donné.
Pas de bornes d'incendie
Un exemple précis : Au Tremblant, le poney club des écureuils réclame depuis des années deux bornes à incendie au minimum car il jouxte la forêt.
Rien n'a été fait et hier il a été victime du feu. Une partie du club a été détruite.
Il a fallu la solidarité de bénévoles armés de simples tuyaux d'arrosage pour ralentir l'incendie. Pendant ce temps là d'autres bénévoles évacuaient poneys et chevaux qui, solidarité encore, ont été accueillis en urgence dans les différents clubs de la région.
Sans cela, c'était la catastrophe.
Pourquoi M. Leroy n'a-t'il pas multiplié les bornes à incendie ? Les 12 à 15 millions d'€uros qu'il va forcer la ville à investir dans l'agrandissement de la salle Europa et dans le transfert du jeu de boules, n'auraient-ils pas été mieux employés à la mise en place de moyens de lutte anti feux ?
Trop peu a été fait
Aussi une question se pose :
Depuis des décennies nous savons que tout l'ouest de la ville est une zone sensible aux risques d'incendie. Un peu a été fait. Mais pas assez. La preuve, hier.
Alors pourquoi avoir fait si peu ?
Et pourquoi dans cette zone si dangereuse, M. Leroy vient-il d'autoriser encore des constructions ? 15 000 m² pour Pierre et Vacances et 65 000 m² pour la Z.A.C. de Barbossi.
Le préfet, il est vrai, a encore le pouvoir d'interdire ces constructions en imposant un P.P.R.I., plan de prévention des risques d'incendie, comme il l'a fait dans la vallée de la Siagne.
Sécurisons ce qui doit l'être.
Cessons de construire dans des endroits dangereux.
Ce feu est un avertissement. Souhaitons qu'il soit sans frais et qu'il n'y en ait pas d'autre.
Mais au cas où... mettons en place de vrais moyens de lutte.
Tout de suite.
Gouverner c'est prévoir.
Bernard DAVID |
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| Posté le 5 juillet 2007 à 18h35 | Réagir [30] |
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