La campagne est lancée. L'espoir de changement devient une certitude.
« Campagne pluvieuse, élection heureuse ». Et hier matin il pleuvait. Hier soir tout était rentré dans l'ordre : le lancement officiel de sa campagne par Bernard DAVID s'est fait finalement sous les meilleures auspices météorologiques et politiques.
400 personnes au moins étaient venues pour l'encourager. 250 devant lui mais bien d'autres sur les 2 parkings voisins et à l'intérieur de la brasserie du Soleil. « Une réunion en plein air, a dit Bernard David, parce que le maire sortant me refuse les salles communales ».
Union
Liste d'union, cette décision a été très applaudie par l'assistance, avec des candidats issus de l'U.M.P., du Parti Socialiste, du centre et de personnalités apolitiques.
Ensemble, autour de Bernard David, tous proposeront de conduire une politique radicalement différente de toutes celles qui ont été menées jusqu'ici. Il s'agira de faire de Mandelieu-la Napoule une ville jardin.
Cela signifie que seront conservés et mis en valeur tous les espaces verts. C'est l'inverse du projet Leroy qui lui veut toujours plus de béton.
Géant
Un exemple : le transfert de Géant dans la vallée de la Siagne. L'immobilière Casino vient d'y acquérir une centaine d'hectares (voir Nice Matin du 30 octobre) et entend bien s'agrandir ici. Son actuel hypermarché de Minelle fait actuellement environ 15 000 m². Le futur, dans la vallée de la Siagne, ferait 85 000 m² bordés d'autres commerces et d'immeubles.
Barbossi
Une ville jardin c'est, bien sûr, le contraire de la décharge de Barbossi. Le maire sortant a envoyé à chaque électeur une copie d'une lettre du président du Conseil Général. Mal lui en a pris. C'est M. Leroy qui dit que Barbossi ne se fera pas. Pas M. Estrosi. Cette lettre le prouve.
En fait Barbossi continue à se faire. Mais chut ! Ce ne sera officiel qu'après les élections municipales. Si c'est la même équipe qui est reconduite, évidemment... !
22 000 habitants
Ville jardin toujours, Bernard David s'est aussi attaché à démontrer que Mandelieu-la Napoule devra maîtriser sa croissance démographique. 19 000 habitants aujourd'hui, pas plus de 22 000 dans 8 ans. Une augmentation de 2% par an pour accueillir - et loger - actifs, saisonniers, jeunes couples et pas pour accueillir tous ceux qui, de toute la France, d'Europe et d'ailleurs voudraient venir s'installer à Mandelieu-la Napoule.
Pré-programme
La ville n'a pas d'âme, pas de vie des 4 saisons, plus assez d'identité. Elle a besoin d'un vrai centre-ville, d'une circulation fluidifiée, de parkings gratuits et d'une alternative à la voiture qui passera, entre autre, par la création de trois mini-bus qui tourneront en boucle tous les jours et toute l'année, sur un circuit qui pourrait être : la Napoule, les pêchers de Minelle, les Termes, Capitou, les Tourrades et le bord de mer.
A votre santé
Assistance nombreuse, assistance attentive mais aussi assistance réjouie autour du beaujolais nouveau avec un goût de framboise cette année.
Il était bon. Il faisait bon. La campagne électorale est bien partie.
Elle ne s'arrêtera plus. L'espoir est en route.
Bernard DAVID va annoncer officiellement sa candidature aux élections municipales jeudi 15 novembre à 19 heures à la Brasserie du soleil, avenue de Cannes.
Il présentera publiquement les grandes lignes du programme qu'il proposera aux électeurs les 9 et 16 mars 2008.
Ce programme sera mis en œuvre par une équipe de large union composée de candidats issus de l'U.M.P., du Parti socialiste, du centre et de personnalités apolitiques.
Au-delà des sensibilités de chacun ce sont des compétences complémentaires qui ont été réunies avec pour objectif : que chacun puisse bien vivre dans une ville jardin.
11 des 12 maires des villes du bassin cannois concernés par les nuisances de notre aéroport veulent ramener les mouvements d'avion de 12 000 à 8 000 par an.
M. Leroy lui en veut 96 000 (voir MLN Magazine de novembre 2007 page 11).
Il est vrai qu'il n'a pas assisté à la dernière assemblée générale de l'Association de défense contre les nuisances aériennes (A.D.N.A.).
11 des 12 maires étaient là ou représentés par un élu. M. Leroy était représenté par un fonctionnaire. Je ne sais pas ce qu'il lui a dit dans son rapport mais ce devait être bizarre.
Aujourd'hui il y a 32 mouvements d'avion par jour en moyenne.
Chassez le naturel, il revient au galop. Dans le dernier MLN Magazine, M. Leroy ne signe plus l'éditorial de son nom mais, culte de la personnalité oblige, il apparaît 9 fois en photo.
Et encore il s'est retenu.
Là où il ne s'est pas retenu c'est pour me prendre mes idées :
Programme de lutte contre les incendies
Création d'un vrai centre-ville, avenue de Cannes
Les logements pour actifs (il a oublié les jeunes, les saisonniers et les retraités modestes)
Développement du commerce de proximité (il me pique même le mot proximité)
Passage souterrain pour recréer le tracé normal de l'ancienne RN7
Cette dernière idée était déjà dans mon programme des cantonales en 2004.
Déjà à l'époque, il l'avait reprise dans son propre programme.
Presque 4 ans après : rien mais il le propose encore pour la prochaine fois.
Au fond je suis assez content qu'il reprenne mes idées. Cela prouve qu'il n'en a pas et que les miennes sont bonnes puisqu'il les fait siennes.
Une chose qu'il ne sait pas : les électeurs préfèrent toujours l'original à la copie.
M. Leroy, fidèle à ses mensonges, continue à essayer de faire croire que c'est « son » syndicat d'assainissement qui fera la station d'épuration des eaux usées du bassin cannois.
Il sait bien que c'est Cannes, et donc le projet Bernard Brochand, qui a eu à la fois l'autorisation de l'Etat et les subventions de l'Agence de l'eau. L'appel d'offres a été lancé et les premières entreprises soumissionnaires sont déjà consultées.
M. Leroy sait tout cela mais il fait comme si... Il a même réuni « son » syndicat qui regroupe outre Mandelieu-La Napoule, Le Cannet, Mougins et Pégomas.
Mais les trois autres maires en ont assez de lui.
Et cela aussi il le sait.
Alors il a décidé - contre les usages et la légalité - que cette dernière réunion se tiendrait à huis clos et il a fait partir les journalistes qu'il avait pourtant précédemment invités.
A se faire engueuler, il a préféré que ce soit dans l'intimité, sans témoin.
Mais tout finit par se savoir.
Le résultat de cette réunion : il aura le droit de continuer à faire joujou jusqu'aux élections municipales (et à continuer à encaisser chaque mois son confortable salaire de président), il pourra même encore lancer une étude ou deux (à nos frais) mais après mars 2008, il faudra bien que la raison revienne à Mandelieu-La Napoule.
La conclusion est celle-ci : c'est bien le projet Bernard Brochand de Cannes, Théoule, la Roquette et Auribeau qui l'emporte parce qu'il est prêt, moins cher et déjà en route. Heureusement, il est dimensionné non pas pour ces quatre communes seulement mais pour les huit communes du bassin cannois dont Mandelieu-La Napoule.
Grâce à notre député, nous n'aurons donc pas à souffrir de l'entêtement ridicule du maire sortant.
Cette station d'épuration nouvelle sera mise en service en 2012, avec deux à quatre ans de retard - merci M. Leroy - mais elle enlèvera enfin le calvaire des odeurs pestilentielles de l'actuelle station d'épuration.
200 000 euros pour les voeux du maire. Retrouvez l'interview de Bernard DAVID sur France 3, ainsi que les articles de Nice Matin et du Canard Enchainé.
Extrait du JT de France 3 : le 19-20 du 2 novembre 2007
Extrait du JT de France 3 : le Midi-Pile du 2 novembre 2007
Incendies : rien ou presque n'a été fait et nous venons de payer l'addition. Inondations : rien ou presque non plus n'a été fait et nous avons vu ce que cela a donné le 3 décembre 2006.
Les chaussées ont été parfois noyées sous 1 mètre d'eau dans les quartiers Riou-Argentière et Théoulière.
Le maire sortant ne peut pas dire qu'il ne savait pas. Il y avait eu le précédent du 25 décembre 2001. Avenue de Cannes, la Napoule, Cottage, Théoulière, Palmiers, tout avait été inondé.
A cette époque là, il était déjà au pouvoir depuis 6 ans mais tout était bien sûr de la faute de l'ancienne municipalité. Qu'avait il fait, lui ? Rien. Qu'a-t-il fait après ? Toujours rien.
Mieux : le jour des inondations, le 25
La ville inondée une fois de plus
décembre 2001 donc, il était au ski. Il y est resté. Et tant pis pour l'organisation des secours, tant pis pour la détresse des habitants.
Sur place il y a eu tout de même le premier adjoint, Jean Marche. Lui a vu, a interrogé les services techniques municipaux, a relu des études et le 8 janvier 2002 il déclarait à Nice Matin : « Nous savons ce qu'il faut faire. Nous savons où le faire. Et surtout nous savons combien cela coûtera : 100 millions de francs. »
Mais il ajoutait : « Où allons nous trouver cet argent ? On ne peut pas augmenter de façon considérable les impôts. »
Quelques mois après la municipalité Leroy a augmenté les impôts de 12 % mais elle n'en a pas moins continué à ne rien faire pour nous protéger des inondations.
Où trouver cet argent ? Nous le savons. Et sans augmenter les impôts.
100 millions de francs demandés à l'époque par M. Marche, cela fait à peu près 15 millions d'euros.
C'est exactement la somme que le maire sortant va consacrer à l'agrandissement de la salle Europa et au transfert du jeu de boules.
Les documents : courriers, présentations, prospectus...
Les photos
Aéroport de Cannes-Mandelieu : trop d'avions, trop d'hélicoptères
Les 10 maires des 10 communes concernées par les nuisances de l'aéroport de Cannes-Mandelieu étaient présents ou représentés lors de l'assemblée générale de l'A.D.N.A. (Association de défense contre les nuisances aériennes de l'aéroport Cannes-Mandelieu)
J'y étais moi-même, à côté de Bernard Brochand, pour dire non aux 12 000 voire 13 000 mouvements que nous subirons cette année.
En 2003 une charte avait accepté 8 000 mouvements par an. Il faut revenir à ce chiffre qui doit être le chiffre maximum.
Bien sûr cet aéroport est indispensable, ne serait ce que pour la Protection civile, mais il ne doit pas tuer la vie tout autour de lui. Il doit rester ce pourquoi il a été fait : les voyages d'affaires et non pas le confort de riches touristes pressés.
Il faut se battre pour que la charte de 2003, déjà bien permissive, soit appliquée.
Cela ne pourra pas être le combat d'un seul. Tous les maires du grand bassin cannois doivent rester unis comme ils l'ont été lors de cette assemblée générale.
Il faut faire pression sur l'Etat, la Chambre de commerce et d'industrie, la Direction générale de l'aviation civile et surtout les pilotes pour qu'ils choisissent - chaque fois que cela est possible et ça l'est souvent - d'atterrir par la mer et non pas par nos communes.
Quant au trafic de plus en plus important des hélicoptères, il est lui aussi devenu insupportable. Une loi a bien été votée par l'Assemblée nationale pour encadrer leurs vols mais les décrets d'application n'ont toujours pas été publiés. Comme une loi sans décrets d'application reste lettre morte, il faut donc les obtenir.
Et les obtenir vite.
Tout comme le classement de l'aéroport de Cannes-Mandelieu en zone B. Nous ne voulons pas devenir un aéroport de délestage.
Nous avons trop d'avions et trop d'hélicoptères :
- Cannes construit une aire d'atterrissage pour les hélicoptères.
- L'aéroport de Nice est prêt à accueillir des avions supplémentaires.
Voilà les solutions.
Si je suis élu maire, je pèserai de tout mon poids pour que les riverains retrouvent la qualité de vie qu'ils n'auraient jamais du perdre.
pour répondre à sa lettre envoyée à tous les adhérents des A.V.F.
Chère Madame,
Je vous remercie vivement de l'envoi de votre lettre circulaire aux adhérents de l'association des villes françaises (A.V.F.) section de Mandelieu-La Napoule.
Cela va me permettre de préciser complètement ce qu'a été cette farce en 5 actes.
Acte 1
En novembre 2005 le responsable de l'animation des A.V.F. est venu me trouver. Il était accompagné par un membre de cette estimée association. Ils m'ont demandé de financer le principal lot de la soirée prévue pour fêter les 20 ans des A.V.F. de Mandelieu-La Napoule.
Ce lot avait déjà été choisi par votre association. Il s'agissait d'un voyage à Marrakech, avion et pension complète pour deux personnes. Le devis était prêt : 500 euros.
Le responsable de l'animation des A.V.F. m'a parlé longuement des difficultés qu'il avait rencontrées pour avoir des lots intéressants pour cette soirée placée sous le signe du « Casino », les jeux, pas Géant...
Pour aider les A.V.F. pour qui j'ai toujours eu beaucoup de sympathie, j'ai accepté.
Acte 2
Quelques jours après, cette même personne chargée de l'animation aux A.V.F. m'a téléphoné. Elle était complètement écoeurée.
Le maire sortant, ayant appris que c'était mon entreprise qui offrait ce voyage, a piqué une colère folle. Il a menacé les organisateurs d'interdire cette soirée s'ils acceptaient mon lot.
Acte 3
Le 7 décembre 2005 vous même, Mme Caron, m'avez écrit pour me dire que votre association ne pouvait finalement pas accepter le financement de ce lot parce que je suis un élu de l'Opposition.
Si j'avais été un élu de la Majorité auriez vous accepté ce don ? Oui, sans aucun doute car votre apolitisme me semble à sens unique.
Je ne mets pas en ligne votre lettre d'alors car - à l'inverse du maire sortant - je ne souhaite pas diffuser les courriers privés. Mais vous savez que je l'ai tout comme je sais que vous en avez un double.
Je ne pouvais que prendre acte de votre décision « convaincu que vous avez fait l'objet de chantage ». Il est vrai que, entre temps, j'avais appris par plusieurs personnes la force des pressions exercées par le maire sortant.
Cela ne m'a pas étonné car il est coutumier du fait. Bon nombre d'associations ont subi les mêmes menaces.
Ma réponse à l'époque était sans ambiguïté. Vous ne l'avez jamais contestée.
Acte 5
Dans votre circulaire du 8 octobre 2007 vous confirmez bien que j'avais offert un lot pour votre soirée anniversaire.
Vous auriez pu aller jusqu'à dire toute la vérité : ce don, je ne l'avais pas proposé. C'est votre association qui me l'avait demandé. C'est votre association qui a du me le refuser.
Conclusion
Quant à votre apolitisme j'y croirais si, pour faire taire des rumeurs trop persistantes, vous déclariez qu'en aucun cas vous ne serez sur la liste Leroy aux prochaines élections municipales.
Il est bon de faire de la politique.
Il est encore mieux de l'avouer publiquement. Et pour qui.
Cela éclairerait de sa vraie lumière toute cette triste affaire.