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| Mercredi 7 janvier 2009 | |
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| L'incendie du 4 juillet : plus jamais ça ! [15/10/2007 10h46] | |
| L'été a été chaud et sec. Et il y a eu beaucoup d'incendies : à Nice, Antibes, Vence, La Turbie, Contes, Mougins, Le Muy, Roquebrune sur Argens... Le plus violent a eu lieu à Mandelieu-La Napoule. | |
| La cause est connue. Une camionnette a pris feu sur l'autoroute de l'Estérel. Un mistral violent a fait le reste. 750 hectares ont été parcourus par ce feu, dont 500, à cheval sur les Alpes-Maritimes et le Var, ont été brûlés. Une maison a été totalement détruite, deux autres l'ont été partiellement, 3 voitures ont été carbonisées et il y a eu une dizaine de blessés légers dont 6 pompiers. Ce n'est pas la première fois qu'une telle catastrophe se produit. Ce ne sera hélas pas la dernière si la Commune continue à ne pas faire ce qu'il faut en matière de prévention. |
![]() L'ouest de la ville a beaucoup souffert. Dès le début de l'après-midi l'immensité de la catastrophe était prévisible. |
Rien n'a été fait Sur Capitou il y a eu des travaux certes, mais ils sont insuffisants. A l'ouest de la ville, rien. Rien au Tremblant. Rien à Barbossi. Et c'est bien sûr à l'ouest que tout a brûlé. Depuis des années pourtant les riverains réclament des bornes à incendie avec de l'eau sous pression. Rien, alors que le plan de prévention des risques d'incendie élaboré par la commune elle-même et validé par la préfecture le prévoit depuis... 2002. Si ce plan avait été mis en place, le Tremblant aurait été sauvé et Maure-Viel protégé. Depuis des années il faudrait que la commune fasse procéder au débroussaillement. Rien. Le Riviera Golf, avec son gazon, a été pourtant un pare feu efficace. Voilà le bon exemple : quand le feu n'a rien à brûler, il s'éteint. Il ne s'agira pas bien sûr de faire des Riviera Golf partout mais il faudrait couper certains arbres, débroussailler, semer de l'herbe. Cela coûtera cher. Et alors ? Cet argent aurait déjà pu être pris sur les sommes gaspillées pour satisfaire l'ego du maire sortant : Cabinet et service communication pléthoriques, réceptions ou voeux pharaoniques, affichages 4 x 3 inutiles, magazines de luxe, MLN TV... et les 15 millions d'euros qui vont être dépensés pour agrandir la salle Europa et déplacer le jeu de boules. Rien n'a été prévu Le maire sortant savait qu'il y avait des risques d'incendie. Il n'a rien fait. Il n'a même pas prévu un plan d'évacuation d'urgence. Ces 3 et 4 juillet tout s'est fait dans la plus complète improvisation alors que dès 18h il était évident qu'on allait vers la catastrophe. La police municipale était là, bien présente sur le terrain, mais sans ordres cohérents. Les habitants évacués - il y en a eu plus de 900 à qui nous exprimons toute notre compassion - ne savaient souvent même pas où aller. Les salles où on les envoyait étaient parfois fermées et il fallait chercher celui qui avait la clef. Pas de lits, pas de trousses médicales de secours... Heureusement qu'il y a eu la Croix Rouge. Heureusement aussi qu'il y a eu le parking de Géant Casino. Il a été le premier grand lieu d'accueil lors de cette catastrophe. Courage et professionnalisme Heureusement encore que police municipale et gendarmes ont su faire preuve de sang froid et d'initiative. Ils ont pris les choses en main. C'est eux qui ont évité le pire. Avec bien sûr au premier chef les pompiers, sapeurs ou marins, venus des Alpes Maritimes, du Var, de Monaco, de Marseille et même d'Avignon. Ils ont été 850 à lutter avec courage et intelligence pour sauver tout ce qui a pu être sauvé, aidés dans leur mission par 5 canadairs et 3 hélicoptères basés habituellement sur l'aérodrome de Mandelieu. Bien sûr cet aéroport génère à la fois du bruit et des rotations d'avions parfois au-delà de ce qui est autorisé. C'est inadmissible. Mais cet aérodrome a prouvé aussi son utilité en cas de catastrophe. Comme cette fois ci. Le reboisement Finalement d'un grand mal va peut-être naître un grand bien : cyprès, pins et sapins ont brûlé. Ce sont tous des résineux, très inflammables tout comme les mimosas. Ils ont disparu. Chênes-lièges, boulots, peupliers, platanes ont résisté à environ 80 %. Ce sont des feuillus. Ils sont moins inflammables. Une évidence : en reboisant il ne faudra planter que des feuillus. Petit à petit ils devront remplacer les résineux. C'est affaire de l'Etat mais c'est aussi affaire de la commune. L'O.N.F. et le conseil général l'ont donc soufflé dans l'oreille du maire sortant. L'insulte pour cacher l'incurie Parce que notre Tartarin local au lieu de réfléchir et d'agir, en est resté au stade des rodomontades. En prime il y ajoute maintenant l'insulte. Le mercredi 11 juillet, toutes affaires cessantes, il a convoqué un conseil municipal extraordinaire pour dire tout haut tout le bien qu'il pense de lui. Pour une fois il a même un peu pensé aux autres, enfin à « mon conseil majoritaire », exemplaire sur le terrain, a-t-il dit, même ceux qui n'étaient pas là. Il a réservé ses insultes (et le mot est faible) à l'opposition municipale. Elle aurait dû lui demander l'autorisation d'aider ceux qui en avaient besoin, aide que tous ces élus de l'opposition municipale ont évidemment prodigué spontanément partout où ils le devaient. Mandolociens et Napoulois l'ont bien vu. Cerise sur le gâteau, le maire sortant a fait voter une délibération pour demander que cet incendie soit classé « catastrophe naturelle ». Le préfet des Alpes-Maritimes a dû bien rire en recevant cette demande. Où est la catastrophe naturelle ? Il s'agit d'un accident causé par un tiers identifié. Et assuré. Son assurance paiera la réparation de ces dégâts colossaux. Organiser l'avenir Mais ce qu'il faut, c'est savoir tirer les leçons du passé. Tout de suite. Louise Moreau, qui savait voir loin, elle, avait créé un comité anti-feux. Il existe toujours. Il faut le développer et lui donner tous les moyens nécessaires. Il faut d'urgence, au Tremblant et à Barbossi, installer des bornes à incendie, en nombre suffisant, avec des accès assez larges pour que les camions de pompiers puissent y accéder et s'y croiser. Il faut, en accord avec les propriétaires concernés, créer des coupe-feu larges et efficaces. Il faut faire débroussailler, toujours comme au temps de Louise Moreau, de façon régulière et permanente par des fonctionnaires municipaux et non pas de temps à autre par des sociétés privées comme c'est le cas aujourd'hui. Il faut intervenir auprès de l'O.N.F. pour qu'il y ait changement d'espèces lors de la replantation. Halte aux résineux. Place aux feuillus. Il faut créer des réserves d'eau car en période de sécheresse, elle manque. Lors de cette catastrophe les pompiers ont été en limite d'approvisionnement. Il faut créer une fréquence radio unique pour tous les pompiers et pour eux seuls. Ceux de Marseille, du Var et des Alpes-Maritimes n'avaient pas la même et ils ont Il faut interdire de nouvelles constructions à l'ouest de la ville ce qu'avait demandé Bernard DAVID lors du conseil municipal du 11 juillet 2007, notamment les 15 000 m2 de Pierre et Vacances et surtout les 90 000 m2 de la Z.A.C. de Barbossi, récompense allouée par le maire sortant au propriétaire du site en remerciement de son bon vouloir dans la cession des 100 hectares qui pourront devenir la décharge de toutes les ordures du département. La mort de la ville Entre parenthèse, si cette décharge avait déjà existé le 4 juillet, nous aurions vécu une véritable catastrophe humaine et écologique. Ce sera un argument de plus pour affirmer notre refus total de ce projet. Il faut enfin, en liaison avec ESCOTA (dont le siège social est, après tout, implanté à Mandelieu) mais aussi avec le Département, la Région, l'Etat et l'Europe, faire tout le long de l'autoroute un parefeu. S'il avait existé, rien de tout cela ne serait arrivé. Le risque permanent d'incendie existe. Nous le savons. Le feu a toujours détruit. Il a déjà tué. Son retour périodique n'est pourtant pas inéluctable. Quand il y aura une volonté politique de prévoir et d'agir, enfin Mandelieu-La Napoule pourra dire : « Plus jamais ça ». | |
| Les photos | |
| - L'esterel 05 juillet 2007 lendemain d'incendie | |
| - Maure Vieil Après l'incendie | |
| - Maure Vieil Avant l'incendie du 4 juillet | |
| - Le 05 juillet l'Esterel finit de se consumer | |
| - Le 05 juillet le Tremblant fume encore | |
| - Le 05 juillet Le Poney Club | |
| - 04 juillet 20h34 | |
| - 04 juillet 20h07 | |
| - 04 juillet 20h01 (Grand Duc) | |
| - 04 juillet 19h04 | |
| 1 à 2 sur 2 opinions | |
| Anonyme | |
| 15/10/2007 - 13h27 | |
| Cette insouciance frise l'incompétence Tout ceci est scandaleux! | |
| Anonyme | |
| 15/10/2007 - 11h05 | |
| Vous avez "oublie" le premier depart de feu environ 1 heure avant le gros feu. Ce premier feu a prit au niveau du poney club, connait on le responsable de ce premier feu? Serat il inquite pour sont imprudence? | |
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